Balade du 26 et 27 Janvier dite balade du grand débat et de la sourde oreille

Le débat, dit le grand débat!!!!

MES CHERS TOUS, TOUTES, TOUTOUS, TOUTOUTES, CROUS, CROUCROUTTES, MAAF, MACIF, RENAULT, NISSAN, ALPINE, PORSCHE etc, etc, 

DébatAction de débattre; discussion généralement animée entre interlocuteurs exposant souvent des idées opposées sur un sujet donné. SYNT. Débat ardent, brûlant, passionné, public; clôture, conclusion, issue d'un débat; le fond, le nœud, le point capital d'un débat; animer, conduire, élargir, élever, engager, suspendre, trancher le débat; prendre position, parti dans un débat; au cours du débat; c'est une question sujette à débat.

Débat VS écoute. 

Voilà pourquoi  la notion de débat ne peut résoudre la crise "existentielle" des gilets jaunes.  Le débat  est un échange d'arguments et de contre arguments. C'est tout sauf une recherche de "vérité" ou la proposition de construction d'une vision commune, partagée et partageable. Un débat se déroule dans une arène. Un combat s'y déroule, celui de l'argumentation qui donne vainqueur non pas le camp de la vérité  mais celui de la vérité apparente. Non pas celle qui donne raison au fond mais qui par la forme donne raison au gagnant.

Le principe n'est pas de faire gagner le juste contre l'injuste, le principe est de faire passer l'injuste pour le juste. Retourner l'esprit de l'autre pour en faire le propre argument de son déni en est l'enjeu. Ainsi Il sera convenable d'avoir des fins de mois difficiles, ses libertés de locomotion, d'accession au soin limitées, de perdre son travail et ses moyens de subsistante pour cause d'inadaptabilité, d'incompétences, d'éloignement, d' incapacité à l'effort etc... tout en étant systématiquement soumis à des sollicitations cognitives addictives produites dans l'espace marchand, envahissant toutes nos intimités, inhibant toutes nos capacités de résistance, d'esprit critique et de collectivisation de nos vies solitaires. Cantonner les dominés à la part réduite du plaisir par réaction, aux automatismes de consommation, à la dépendance à la satisfaction du besoin superflu et immédiat, nous éloignent du désir et du rêve. Etre soumis à la dette indolore contractée lors de la péonisation de nos vies laborieuses, fait en sorte de nous réduire à ne plus être que des individus sans attaches autres que celles de nos colliers étrangleurs et autres licols tissés par nos  comptes en banque déficitaires. Provoquer par la honte et la culpabilité notre dissocialisation, être euthanasié par le froid endormant de la rue, ne plus être vu une fois pillé, ne plus avoir d'intérêt à offrir aux banquiers que la courtoisie de ne pas bloquer les portes des sas de leur agences pour une dernière fois ressentir la chaleur des climatisations des salles de coffres et des bureaux témoins de notre opprobre et du dédain subit, voilà ce qui nous restent pour affronter les régimes grasses calories aux quels on se devra d'être soumis. Les dominés pauvres n'ont de valeur que de rester invisibles, inodores aux yeux des administrateurs bien pensant de leur liquidation, de leur dés-individuation qui pour certains les amènera à se vendre en pièces détachées pour assurer par cannibalisation la maintenance physiologique des enveloppes charnelles de leurs propriétaires par dette contractée. N'étant plus personne, sans voix, sans parole, ils seront confrontés à la condescendance puis au mépris avant d'être bastonnés, embastillés, parqués de façon à être mis au rebut, à la décharge à laquelle leur inutilité les condamne. Ecouter  serait prendre en compte la nécessité de vivre et l'envie de vivre ensemble que la violence des sans espoir, des pauvres et des ruinés, dans un dernier sursaut vital et altruiste, est capable d'exprimer. C'est pourquoi les gilets jaunes grâce à leur pseudo désorganisation d'expression et de diversité d'opinions se retrouvent dans l'expression réelle de notre besoin de vivre ensemble et côte à côte. Se réchauffant par leur présence autour des braseros de la fraternité, allumés à chaque rond point,ils se rassemblent sans étiquettes, sans divergences quant aux souffrances subies, aux peurs des fins de mois et au plaisir d'être et faire ensemble. Ils s'acceptent différents et divergents dans l'expression mais non dans le ressenti de leur souffrance et de leur colère. Car les mots différents qu'ils prononcent même s'ils peuvent être odieux et dangereux quant à leur potentiel de détournement, de récupération et de stigmatisation de bouc émissaire qu'ils portent en eux, qu'ils soient anti-immigration, anticapitalisme, anti-élite, anti-spéciste, spéciste, antisémites, racistes, sexistes, homophobes etc portent en eux une colère et une souffrance. C'est celle-ci, cette colère qui unit, parce qu'ils savent très bien que ce qui les rassemblent est bien plus grand que les mots qui mentent et les différencient, les mots creux des fausses promesses. Les mots de la réalité qu'ils vivent, prononcés par eux-même expriment aussi leur désir d'écoute de l'autre , de sa prise en compte. C'est leur complémentarité qui est l'opportunité de notre avenir. partager un avenir mais des souffrances et En leur donnant un succédané apaisant, Macron, représentant la technostructure nourrie au grain d'orge et au foie gras pour asseoir sa dépendance au luxe et se faire leurrer d'appartenir à la classe esclavagisante des vrais nantis alors qu'elle n'en est que le bras armé méprisé et méprisant, le contre maître, le pilote, le capitaine mais non l'armateur, Macron et ses acolytes serviles tente et réussit peut - être encore pour un temps à endormir la vrai volonté de fraternité, d'égalité et de liberté.

Mais la dette, le bouc émissaire, l'administrateur, le comptable, l'économiste, l'optimisateur, le chasseur de coût, le nervis ne seront plus longtemps les entraves du réveil des individus, citoyens dépossédés de leur utopies et de leur rêve d'ensemble et de maison commune aux chambres de plaisir et aux salons d'utopie et de connaissances. 

Il est frappant d'entendre les gilets jaunes se félicitaient de reprendre "langue" entre eux. De retrouver au delà d'une fraternité, la faculté de discussion, d'argumentation, de partage de parole. De rompre l'isolement et donc l'individualisation pour retrouver un élan d'émancipation et de proposition. 

Hors le débat est construit pour que Macron est à la fin raison. Il n'est pas bâti pour faire émerger un nouveau projet de maison commune. Il est construit pour inverser l'argumentation et en affirmant  je vous ai écouter et compris,  par vous même et parce que je l'ai fait, vous vous abandonnerez à  la honte d'avoir osé demander d'exister,  à la culpabilité de votre inutilité autre que celle de faire tout à la place des guides oisifs, cupides et avides  de vos vies confisquées. Voyez bien que j'ai raison, les petits gars, faut être sérieux et vous l'êtes, soumettez vous, laissez vous piller. 

Macron est déterminé, il n'est pas libre, il est le fruit social, l'artefact de la production et de la maintenance d'un système de domination qui a créé le plus efficace et le moins coûteux des outils de manipulation et de soumission d'exploités tout en le justifiant par le mensonge de la possibilité de s'extraire de cette condition. La création d'une technostructure mensongère et inégalitaire n'ayant d'utilité que de gérer les portes et les accès des prisons sans barreaux dans lesquels, bêtes et lobotomisés ,nous nous abandonnons à l'enfermement, a de fait une valeur ajoutée au moins aussi forte que la soumission au sacré, à la peur de Dieu et au lendemain des jours qui chantent. L'affirmation mensongère de l'accession à la place hiérarchique supérieure de façon raisonnée et raisonnable, sous principe de compétition, mérite, reconnaissance du sens de l'effort et de la puissance de travail et de la performance, fait de la compétition égalitaire à l'accession aux postes d'administrateur, le chiffon rouge dans lequel tout ambitieux prétentieux, agressif et avide va se précipiter pour n'obtenir que la place de surveillant de prison dont les propriétaires des murs et des ateliers de confections ont besoin pour juguler, contraindre et étouffer les velléités d'émancipation des opérateurs de leur richesse. Le respect et le partage des fruits de leur travail leur sont alors payés sous forme de condescendances à être convaincus, manipulés et à toutes fins utiles à être spoliés sous l'aspect de taxes, d'impôts et autres facturation de service incompressibles. Les détenteurs des capitaux de la domination, paresseux indécrottables et inutiles totaux, mettent alors en oeuvre par la mystification de la reconnaissance de l'effort, du sur travail, de la compétition et de la reconnaissance de la hiérarchisation des capacités, la constitution des phalanges au service de leur protection. Prénommées élites elles n'ont pour la plupart que des fonctions de courtisanerie, de servilités, de recherche de privilèges, de prévarication, de concussion et autres mielleuseries pour les puissants et maltraitances pour les peu de tout. Sous étiquette de serviteur d'état, de grand commis, les élites publiques et privées ne servent qu'un seul, celui qui possède. Macron, issu des incubateurs à élite, des garderies et autres maternelles que sont les banques d'affaires, les milieux des consultants est un pur produit du marigot que sont les pseudos grandes écoles où se reconnaissent par la souffrance commune d'avoir sacrifié leur jeunesse et leurs capacités de rêve, ceux qui formeront les cohortes des donneurs d'ordre à nos vies et des penseurs à notre place, de ce qui est bien pour nous mais utile pour eux. C'est pourquoi Macron est l'archétype de l'administrateur d'un système de domination, enrichissant les détenteurs de richesse, prévaricateurs de la morale humaniste, laïc, protectrice de la vie égalitaire de tous devant tous.  

Ses moyens ridicules mais efficace par notre crédulité, la dialectique éristique  (Shopenhauer) dont l'art de la controverse repose sur la distinction entre la vérité objective d'une proposition et l'apparence de vérité que cette proposition peut prendre aux yeux des disputeurs et des auditeurs. La finalité de cet art est de fournir des moyens pour parvenir à cette dernière apparence, afin de convaincre les auditeurs que l'on a raison, même si l'on a objectivement tort.

Si les hommes étaient honnêtes, il n'y aurait pas de dialectique. si macron etait honnête, il n'y aurait pas besoin de débat. Mais Macron n'est pas un imposteur, il est tout au plus un contre maître, une courroie de transmission et non de transition.

Schopenhauer distingue quelques causes originelles de la dialectique éristique qui sont en fait toutes liées :

  • la malhonnêteté ;
  • la vanité ;
  • le fait de parler avant de réfléchir ;
  • l'obstination dans l'erreur.

Une autre cause est que l'expérience enseigne que lorsque nos arguments en faveur d'une thèse sont réfutés, il pourra toujours se trouver un nouvel argument qui nous donnera finalement raison. La généralisation de cette observation conduit à dévaloriser systématiquement les thèses de l'adversaire et à les attaquer sans examen. Une des conséquence est que dans le temps l'argumenteur a toujours le dernier mot et donc le débat est mascarade, opium, crack et trépanation de notre sens commun. 

Le résultat de cet ensemble est que tout homme veut que sa thèse paraisse vraie, même (et surtout) quand il sait qu'elle est fausse.

Tout le monde puise des ressources dans sa perversité naturelle, mais l'exercice et la réflexion peuvent nous rendre plus forts.

« Il est impossible de dire de quel côté est la vérité » : les participants ne savent pas eux-mêmes ce qu'il en est, quand ils ne sont pas convaincus d'avoir raison. Le débat peut éventuellement permettre de dévoiler la vérité, mais ce n'est pas du ressort de la dialectique.

La dialectique de ce débat se distingue alors de la logique et de la sophistique, car celle-ci vise uniquement le faux et suppose une connaissance du vrai, ce qui n'est pas le cas dans la dialectique éristique qui définit le débat actuel. Macron n'a le vrai que son besoin d'assujettir et du fait qu'il sert uniquement la classe qui l'a choisi pour administrer le capital travail qui engraisse le capital seul objet de détention du pouvoir de domination, de vie et de mort sur les humains qui n'en sont plus. 

le monde se divise en trois classes. 

Les dominants

Les administrateurs, coordinateurs, ne créant aucune richesse mais étant les gardes chiourmes des non humains, des forces de travail transformant seuls la matière. 

L'administrateur en chef étant Macron et sa technostructure. Dans une entreprise ce seront les lignes hiérarchiques, administratives et conseils. Dans une entreprise le cycle de la transformation du travail en or ne se fait que dans les ateliers, la preuve Goshn en prison n'a pas arrêté Renault de produire, facturer, encaisser et payer.

Les producteurs, fabricateurs, semeurs, récolteurs, transporteurs etc qui souffrent et sont systématiquement réduit à la seul émotion qu'on leur octroie, celle de la HONTE, de ne pouvoir boucler ses fins de mois et de nourrir décemment sa famille. 

La semaine prochaine je vous expliquerai de quoi Macron est l'enfant.

On effacera la honte, on chantera la joie et la fraternité tout en ayant le droit de s'entraider ou de s'éviter aux balades

dés samedi 14h30 Rendez vous rue Jean Mermoz 

Dimanche 9h45 SAlie NORD 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.