Balades du 15 et 16 JUIN dites balades des pieds peu nickelés qui risquent de se mouiller

Mes chers tous, toutes, toutous, toutoutes, pied de poule, pied de biche, pied à prendre, pied à pied

 Çà y est. Voilà le monde et son avenir qui viennent enfin aux balades. Çà nous change la jeunesse.  Le futur leur appartient. Le notre ce sera la Suisse pour certain ou la Belgique pour l'assistance à l'abréviation de ce qui creuse le trou de notre sécurité sociale. Alors qu'eux, c'est  quand  même  plus de  la balle quand on y pense. Le réchauffement climatique, la  soupe de méduse,  les  bains  de pieds  au  plastique  et  les  steaks  au  glyphosate,  ça  enchante  le  monde!!!!

 

Mais trêve de positivité du meilleur goût. Pétillons, pétillons et champagnisons, quitte à faire de bulles et des rototos, esbaudissons nous, émerveillons nous et remercions ces "incredible balades" qui nous ont permis de fréquenter de si précieuses personnes; regardez bien, vous la reconnaissez, si, si, elle est venue, elle a été là à nos côtés.

 

Hommage:  nous connaissions une sainte et nous l'ignorions! Elle nous a honoré de sa présence avec ses deux goldens, sainte Sophie, qui réalise un projet extraordinaire, l'ouverture d'un restaurant tenu par des trisomiques. Alors félicitations.

Pourtant il est curieux, peut être même paradoxal, qu'il soit si difficile, même au sein des balades, de faire admettre non pas aux participants qui ont démontré leur bienveillance évidente, mais aux "concernés par le handicap" que l'accueil des personnes dîtes à handicapées peut et doit se faire de façon "normale" (ce qui se fait ainsi grâce à vous, sans étendard déployé, uniquement parce que cela est "naturel", "ordinaire", que "cela va de soit sans en faire tout un fromage").

Par contre cette "normalité", la solidarité, l'entraide qui en découlent, les prises en charges mutuelles qu'elles impliquent, passent par des acquis de compétence de communication, de comportement et donc de partage de territoire. 

 Handisurf, les restaux "mongolitos", les horaires réservés aux sans jambes, sans colonne, sans muscles, sans sphincters, sans mobilité, sans yeux, sans esprit, sans capacité à s'en sortir, angoissés, terrorisés, dépressifs, bipolaires etc. etc., les initiatives "spécialisées" dans le handicap, la larme à l’œil au téléthon,  c'est évidemment et "sans doute" extraordinaire. Mais cela justifie-t-il  nos façons routinières de les ignorer, de les fuir,  d'avoir peur d'eux, de les refuser comme normaux,  de ne pas les considérer comme faisant partie de notre ordinaire. Ni plus, ni moins. 

Je n'ai pas envie "d'être un saint". J'en suis incapable étant un pécheur gourmand compulsif. ( et pas que de pets de nonne,Image result for pet de nonne recette

de kougloff, brioche, tresses au chocolat etc) Cela passe donc par la nécessaire acceptation de leur "normalité".  

(Le terme normalité : Exemple, depuis les analyses de Durkheim, le crime est reconnu comme un phénomène normal, c'est-à-dire que la criminalité n'est pas un fait accidentel et ne procède pas de causes fortuites. Cette conception de la normalité, on le voit, n'est qu'une simple constatation d'ordre, pourrait-on dire, statistique. Traité sociol., 1968, p.213.) CNTRL

Nous devons apprendre et avons à apprendre d'eux au même titre que l'inverse se croit être réalisé de facto. La réciprocité des savoirs et des initiations sont la règle. Qui m'apprendra à porter un tétraplégique si il ou elle ne vient pas. (je concède que la chaise électrique nous a bien aidé, à roue et à joy stick s'entend, et que son magnifique mari aussi, surtout qu'il avait la délicatesse de nous guider dans les moments d'enlisement). Qui m'apprendra à faire descendre de voiture sans crise ni tour de rein une paraplégique, (Patricia et son berger allemand qui s'est remariée depuis!), qui m'apprendra à gérer les impatiences d'un aveugle et la tyrannie d'un autiste agressif ou de vivre avec les crises provoquées par un syndrome de la Tourette.  Eux et leur entourage.

Qu'est ce qui empêche cette "normalité" de se voir? Et par effet miroir, qu'est ce qui provoque cette mise à l'écart, leur vie cachée. De quelle honte leur faisons nous cadeau, les gratifions nous? d'exister?????

Serait ce   la condescendance dont on  les honore, si ce n'est l’ambiguë désintéressement dont on habille nos cortèges de prise en charge transformée en bonnes actions "extraordinaires".  Il n'est pas neutre de le faire. Il n'est peut être pas    si désintéressé dans un monde qui porte les valeurs de la compétition et la naturalité des rapports dominants/dominés, élites/vulgaires, supérieurs/ inférieurs, cadres/ouvriers, docteur/infirmière etc qui adoube une société qui détourne et garde pour les plus performants les fruits clinquants de la réussite,  qui organise l'entregent de la nécessaire élite qui s'estime légitimement valoir plus que tout autre par l'esprit, le goût, l'intelligence et la pertinence,  d'organiser un espace spectaculaire mais circonstancié, du rachat de leurs (ou nos)  "turpitudes", de leurs "vols",  hypocrisies et mauvaises fois,  escroqueries, optimisations fiscales et petits arrangements au dessus ou à côté des lois.  

Donner en spectacle l'exposition de la bonne conscience que le don de soi pour la cause permet,  qui rachètera toutes les bassesses, comme le commerce des indulgences le permettait au 16° siècle, voilà quand même ce que permet toutes les loteries et autres actions dîtes "humanitaires" du care.  Payer nos "dettes" d'égoïsme ou se constituer un capital de contrition,  voilà ce que les indulgences permettaient. Le "rachat" de nos péchés passés, présents et à venir. En gros un droit à l'amoralité sans honte.  

Et bien si cela en est le prix à payer, payons le. C'est toujours mieux que rien mais n'en faisons pas le parangon de l'humanisme ou de l'altruisme. Est-ce nécessaire?? sans doute. Utile? à nous tous? Mais rendre l'handicap, sa vision et son exposition, signe de la richesse de nos différences, est d'un tout autre enjeu que de l'organiser comme alibi tout en le rendant invisible à nos yeux sensibles aux éclats du clinquant. En faisant des handicapés le nouveaux commerce de nos indulgences, nous nous épargnons de ne pas avoir à prendre en compte la conséquence de nos actes de domination et de spoliation qui font  de nous des parasites et non des êtres symbiotiques. 

Or nous avons plus que besoin de nous rendre conséquent, au moins pour nous tous et d 'organiser la résistance à tous ces alibis et ces miroirs aux alouettes qui ne sont que les symptômes entre l'ordre privatif, agressif et coercitif  et le désordre libérateur, créatif et solidaire. 

Quand même le projet existe et peut être  est-il ou sera t il beau.  https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-reflet-paris-restaurant-extraordinaire?

Samedi rdv mac do 14h15 on ira peut être à la salie sud

 

Dimanche rdv 9h30 salie nord puis on ira au lac de Biscarosse

Ce qui veulent assurer la collation pour ceux qui sont des pic assiette ont le droit de faire des sandwichs crudité poulet thon oignon tomate oeuf dur, crêpes, brioches etc 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.