BALADES DU 24 ET 25 JUILLET CE QUI FAIT EXACTEMENT UN CERTAIN NOMBRE DE MOIS AVANT NOËL, PEUT-ÊTRE 5 ET QU’IL EST DEJA TEMPS DE PREPARER SA LISTE DE CADEAUX NON PAS A FAIRE MAIS A RECEVOIR.

MES CHERS CHERES CHAIRES COULEUR CHAIR DONT JE CHERIE LA CUISSON A POINT COULEUR  D'EPICE, LES TOUS, TOUTES, TOUTOUS, TOUTOUTTES,  

DE CES POEMES LEQUEL EST DE MOI????

NUMBER ONE;

Cher ange, vous êtes belle
A faire rêver d’amour,
Pour une seule étincelle
De votre vive prunelle,
Le poète tout un jour.

Air naïf de jeune fille,
Front uni, veines d’azur,
Douce haleine-de vanille,
Bouche rosée où scintille
Sur l’ivoire un rire pur ;

Pied svelte et cambré, main blanche,
Soyeuses boucles de jais,
Col de cygne qui se penche,
Flexible comme la branche
Qu’au soir caresse un vent frais ;

Vous avez, sur ma parole,
Tout ce qu’il faut pour charmer ;
Mais votre âme est si frivole,
Mais votre tête est si folle
Que l’on n’ose vous aimer.

NUMBER TWO: 

Mon très cher petit Lou je t’aime
Ma chère petite étoile palpitante je t’aime
Corps délicieusement élastique je t’aime
Vulve qui serre comme un casse-noisette je t’aime
Sein gauche si rose et si insolent je t’aime
Sein droit si tendrement rosé je t’aime
Mamelon droit couleur de champagne non champagnisé je t’aime
Mamelon gauche semblable à une bosse du front d’un petit veau qui vient de naître je t’aime
Nymphes hypertrophiées par tes attouchements fréquents je vous aime
Fesses exquisement agiles qui se rejettent bien en arrière je vous aime
Nombril semblable à une lune creuse et sombre je t’aime
Toison claire comme une forêt en hiver je t’aime
Aisselles duvetées comme un cygne naissant je vous aime
Chute des épaules adorablement pure je t’aime
Cuisse au galbe aussi esthétique qu’une colonne de temple antique je t’aime
Oreilles ourlées comme de petits bijoux mexicains je vous aime
Chevelure trempée dans le sang des amours je t’aime
Pieds savants pieds qui se raidissent je vous aime
Reins chevaucheurs reins puissants je vous aime
Taille qui n’a jamais connu le corset taille souple je t’aime
Dos merveilleusement fait et qui s’est courbé pour moi je t’aime
Bouche ô mes délices ô mon nectar je t’aime
Regard unique regard-étoile je t’aime
Mains dont j’adore les mouvements je vous aime
Nez singulièrement aristocratique je t’aime
Démarche onduleuse et dansante je t’aime
Ô petit Lou je t’aime je t’aime je t’aime

SAMEDI ET DIMANCHE 9H15 SALIE SUD, ELECTION DE LA FRIVOLE ET COMING OUT DE LA LOU COEUR DE LOU. VENEZ NOMBREUSES.

ps/ l'un est de Théophilie Gauthier, l'autre de Guillaume Appolinaire. 

BALADES DU 17 ET 18 JUILLET DITES BALADES DES ANTIBALLADES QUI ENDORMENT LE BON PEUPLE ET LE BERCENT D’ILLUSIONS ET DE …..

MES CHERS TOUS, TOUTES, TOUTOUS, TOUTOUTTES, HALLUCINOGENES, HALOTOLERANTS, HALOPHYTIQUES, HALLEBREDA ET LEUR MOITIE 

AVANT DE BLABLATER ET DE VOUS CHARMER GRÂCE A RIEN,  UNE PETITE HISTOIRE DRÔLE/ et un hommage à CHRISTIAN BOLTANSKI. 

On dit à quelqu'un que si tel leader politique, (au hasard Zemmour ou Lepen) arrive au pouvoir, il va déporter les juifs et les coiffeurs. Que lui répondriez vous? Pourquoi les coiffeurs? (ça marche aussi avec les arabes, les noirs, les roms, les gitans etc.)

BOLTANSKI avait pensé un jour aller à Berlin et y dresser une liste de tous les coiffeurs de la ville. Il y a renoncé. Même cela c'était trop dangereux. 

Il disait: l'art est une chose sérieuse qui n'a rien de joyeux, on n'est pas là pour s'amuser mais pour poser un questionnement existentiel. 


Les deux articles précedants vont être repris pour les rendre plus digestes.


 Par contre celui-là sera indigeste et copieux, roboratif à souhait. 

J'y reprends entièrement un article de wikipédia sur le conditionnement opérant. 

1 Conditionnement opérant

La contribution théorique majeure de B.F. Skinner (1904-1990) à la psychologie est le concept de conditionnement opérant, qu'il distingue du conditionnement classique pavlovien ou conditionnement répondant (terme qu'il invente lui-même). Une classe de comportement constitue un opérant si la probabilité d'apparition de ces réponses est modulable par la manipulation des contingences de renforcement. En clair, on dira qu'une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d'un organisme du fait de ses conséquences positives pour l'organisme. Dans le conditionnement classique un stimulus entraîne une réponse, dans le conditionnement opérant, on renforce une réponse par la manipulation des contingences.

2 Reforcement et punition

L'apprentissage skinnerien repose sur deux éléments, le renforcement et la punition, pouvant chacun être soit positif soit négatif. Ces termes doivent être pris dans le sens précis du conditionnement opérant :

  • Renforcement : Conséquence d'un comportement qui rend plus probable que le comportement soit reproduit de nouveau.
  • Punition : Conséquence d'un comportement qui rend moins probable que le comportement soit reproduit de nouveau.

Un renforcement ou une punition peut être soit :

  • Positif : Par l'ajout d'un stimulus agissant sur l'organisme.
  • Négatif : Par le retrait d'un stimulus agissant sur l'organisme.

3 Les différents types de conditionnement opérant

Ainsi, il existe 4 types de conditionnement opérant :

  • Renforcement positif : Procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à augmenter suite à l'ajout d'un stimulus appétitif contingent à la réponse. Ex: Ajout d'une récompense, félicitations...
  • Renforcement négatif : Procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à augmenter suite au retrait d'un stimulus aversif contingent à la réponse. Ex: Retrait d'une obligation, d'une douleur...
  • Punition positive : Procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à diminuer suite à l'ajout d'un stimulus aversif ou conséquence aversive contingente au comportement cible. Ex: Ajout d'une obligation, d'une douleur...
  • Punition négative : Procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à diminuer suite au retrait d'un stimulus appétitif. Ex: Retrait d'un privilège, d'un droit...

4 Les renforçateurs

Il existe 2 sortes de renforçateurs (éléments de renforcement) :

  • Renforçateur primaire : Le renforçateur répond directement à un besoin essentiel de l'individu. Ex: Nourriture... On peut le comparer au stimulus inconditionnel de Pavlov (même si, là, il a un rôle a posteriori
  • Renforçateur secondaire : Le renforçateur est un renforçateur par un certain apprentissage fait au préalable. Ex: Jouet, argent...

4.1 Schéma du conditionnement opérant

schéma du conditionnement opérant

5 Expérience

Le paradigme expérimental du conditionnement opérant est le suivant : Un animal affamé est placé dans un cage pourvue de deux mécanismes : un dispositif réponse pouvant être actionné par l’animal et un réceptacle destinée à recevoir une quantité déterminée de nourriture ou de liquide. Sur la base des réponses d’exploration du milieu présentées par l’animal, l’expérimentateur amène progressivement une unité de comportement sous le contrôle du renforcement. En d’autres termes, la réponse choisie par , l’expérimentateur, actionner le dispositif réponse, est suivi de l’octroi d’un peu de nourriture. Comme chez Thorndike, le hasard est un élément déterminant de la résolution de problème. En effet, le dispositif est actionné par hasard par l'animal. On verra ensuite l’animal répéter la réponse dont la probabilité d’apparition atteindra un niveau stable aussi longtemps qu’elle sera suivie d’un renforcement. L’unité de comportement ainsi installée, ou réponse opérante, est fonctionnellement reliée à ses conséquences, ou renforcement. Dans le paradigme expérimental du conditionnement opérant, il n’existe aucune relation de cause à effet entre la réponse et le renforcement avant le conditionnement, contrairement au conditionnement pavlovien. En effet, dans les expériences de Pavlov, stimulus inconditonnel (nourriture) et réponse inconditionnelle (salivation) sont liés avant le conditionnement. Ce n'est que par la suite qu'un lien artificiel va être créé en superposant un stimulus neutre au stimulus inconditionnel. En outre, dans le conditionnement pavlovien, l’organisme subit la réponse. Dans le conditionnement skinnerien, il agit sur son milieu, et obtient son renforcement grâce à son action. En d’autre termes une réponse de type classique ou pavlovien est contrôlée par les événements qui la précèdent ; une réponse de type opérant est contrôlée par ses conséquences.

vidéo de l'expérience de skinner

6 Et l’être humain ?

La théorie du conditionnement opérant de Skinner nous permet d'établir un lien direct entre béhaviorisme et pédagogie. Les autres théoriciens (Pavlov, Watson) s'étaient intéressés jusque-là aux mécanismes d'apprentissages, tant humains qu'animaux, mais n'en avaient pas tiré d'application concrète à destination de l'enseignement. Skinner, nous le verrons, tirera des applications pédagogiques de ses théories. Mais commençons d'abord par examiner ce que signifie l'apprentissage pour ce dernier.

Pour Skinner, l’efficacité de l’apprentissage est liée à six principes :

  • le principe de la participation active : le sujet doit construire sa réponse et non la choisir ;
  • le principe des petites étapes : il faut fragmenter la difficulté pour que même les plus faibles puissent répondre ;
  • le principe de progression graduée ;
  • le principe de l’allure personnelle : chacun doit pouvoir avancer à son rythme ;
  • le principe des réponses correctes : trop d’échecs découragent les élèves, il faut les guider.

7 L’enseignement programmé

Skinner critique l’enseignement classique. Ses travaux en psychologie du comportement soulèvent l’importance d’un renforcement pour l’apprentissage. Pour lui, ce renforcement est fondamental et doit être immédiat, or, dans les classes habituelles, le délai est très long, trop long. De plus, pour lui, le renforcement ne s’intègre pas dans une suite logique d’activités qui permettrait à l’élève d’apprendre un comportement complexe. Enfin, les renforcements sont trop rares, ceci étant lié essentiellement au fait que de nombreux élèves dépendent d’un même enseignant. Il propose donc de réformer cette école, en partant des résultats du conditionnement opérant, en tant que théorie du contrôle des mécanismes d'apprentissage. Il envisage ainsi la création d'une technologie scientifique de l'enseignement qui utilise l'enseignement programmé, susceptible d'être dispensé par une machine à enseigner. La machine à enseigner de Skinner est une boîte parallélépipédique dans laquelle se trouve un rouleau de papier. L’élève commande le déroulement de la bande par la molette se trouvant sur le devant. Les questions apparaissent ainsi une par une ouverture dans la fenêtre. L’élève inscrit sa réponse sur un espace blanc réservé à cet effet, puis tourne la molette. Ceci lui permet de voir la réponse. Il compare ainsi son résultat à la réponse fournie et, si elle est juste, il actionne un levier qui, par perforation de la feuille de programmation, enregistre les bonnes réponses. Puis, il passe à la question suivante. Dans la machine de Skinner, l’enseignement est apporté par la correction immédiate. Mais il s’agit avant tout de machines d’auto-évaluation et non de support de connaissances au sens où nous l’entendons habituellement. La machine propose en outre un enseignement linéaire, en aucun cas la réponse de l’élève ne peut influencer le choix de la question suivante. Pour Skinner (1968), « l’élève doit composer lui-même sa réponse, plutôt que de la choisir parmi plusieurs possibilités, comme c’est le cas dans les dispositifs à choix multiples ». En effet, il pense que le Q.C.M entraîne des erreurs que l’élève n’aurait jamais commises sans cette suggestion. De plus, dans la machine de Skinner c’est l’élève qui s’auto-corrige en comparant sa réponse à celle du programme. Enfin, dans ces machines, bien que Skinner prône le renforcement, il juge qu’un renforcement extérieur n’est pas nécessaire car les renforcements intrinsèques de la réussite et du progrès sont suffisants et inépuisables.

Voilà vous avez appris ce qu'est le conditionnement opérant. Maintenant vous aurez la semaine pour en faire l'analyse critique. Ce dont on se sert dans les balades et ce dont on ne se sert pas. 

Petites pistes:

1° EX: la guidance n'est pas un renforcement aversif/appétitif ou récompense/punition. La guidance est un signal, ni plus ni moins qui joue le rôle d'une écholocation qui suivant sa force et sa direction, sur une échelle partant du blanc (proche) au noir éloigné ou à l'opposé, du chaud au froid, indique la proximité de l'objectif. La métaphore de la guidance est l'écho radar. 

2° EX: La différence entre disruption et punition

Une disruption : Venant du latin, "disruption" qui signifie : rupturebrisurecassure.

Exemple : Disruption est un terme bien connu des cruciverbistes.
Synonymes : rupturebrisurecassure
Contraires : continuitépoursuitepermanence
Étymologie : du latin disruptionem, signifiant rupture, fracture
Traduction anglais : disruption
 
Une punition:
Sens 2
Cette sanction.
Traduction anglais : punishment
 

Remarque/  la punition implique le châtiment. Un châtiment implique la nécessité d'une réparation, celle-ci étant le prix à payer pour effacer la dette contractée ou dont on se croit redevable. On peut se poser la question au nom de quoi? Une supériorité ontologique, divine, un esprit saint mais pas au nom d'une raison saine qui fait prendre la non automaticité d'une réponse pour une désobéissance, un crime de lèse majesté! 

  Si le châtiment est la réparation octroyée pour non respect  d'un contrat, elle acquiert une dimension dissuasive et sa mise en oeuvre plus que aversive pour celui qui la subit, sera  aversive pour ceux et celles qui en sont témoin. C'est pour cela entre autre qu'une punition est toujours injuste est disproportionnée pour celui ou celle qui la subit.  Le châtiment a alors une valeur, celui de racheter la rancune et ainsi de l'effacer tout en ayant une dimension dissuasive. 

On en arrive donc même aux balades, à se poser la question légitime des fondements du droit, de la loi et de la violence institutionnelle qu'elles possèdent. Les deux mamelles en sont telles la prévention par la dissuasion et la réparation par la vengeance "dirigée"!?

Voilà pourquoi aux balades le mot punition est banni à cause de tous ces synonymes qui me hérissent encore les fesses. Enfant  surtout aimé par une mère adorée, mais martyrisé à coups de martinet que je devais acheter moi même avec mon propre argent de poche avant de me prendre une "punition" maternelle extrêmement douloureuse pour mon fondement, ce qui m'empêcha de m'en servir dans ma vie affective qui à jamais a été amputée d'une jambe si ce n'est d'un tronc, du coup je volai, à 14 a sa voiture, à 17 je dealai de la drogue, à 19 je faisais papa par intérim,  à l'âge du christ j'étais séro positif, trois jours après c'était l'ascension, j'étais guéri et toujours multigame, à 40 je faisais mon coming out  et me déclarais "paresseux" vertueux et décidais de travailler sur les chiens, à 59 a je m'arrêtai de travailler, à 64a je continue à simuler l'intelligence, le courage mais jamais ma bien heureuse fainéantise. 

châtiment
peine
correction
sanction
fouet
condamnation
coup
schlague
représailles
retenue
revanche
répression
supplice
torture
vengeance
question
pénitence
arrêt
blâme
colle
emprisonnement
expiation
fessée
pénalité
knout
leçon
lignes
martinet
pensum
piquet
prison
privation
pénalisation
réprobation
internement
gifle
bonnet d'âne
calamité
coin
consigne
devoir supplémentaire
feu du ciel
fléau
fustigation
gage
garcette
talion

 

SAMEDI ET DIMANCHE 9 15 SALIE SUD, VENEZ NOMBREUX VOUS FAIRE HUMILIER, PUNIR, OSTRACISER JAMAIS CONDITIONNES, RAREMENT GUIDES, TOUJOURS LAISSES DANS L'EXPECTATIVE DE REUSSITES MERITOIRES DONT VOUS SEREZ  LES SEULES  RESPONSABLES, DEBITEUR ENVERS VOUS MÊME D'UNE RECONNAISSANCE ETERNELLE D'AVOIR TRAVERSE SANS FAIBLIR LA CROISEE DU CHEMIN DE L'APÔTRE DU LAISSER FAIRE, DU BROUILLARD ET DE L'ENFUMAGE SCOLASTIQUE 

BALADES DU 10 ET 11 JUILLET DITES BALADES DES BIENS PENSANTS OU PAS ENCORE BIENS INTELLIGENTS

MES CHERS TOUS, TOUTES, TOUTOUS, TOUTOUTES, TUTTI QUANTI, TUTTI FRUTTI, E PERICOLOSO SPORGERSI, NE     DESCENDEZ PAS EN MARCHE DU TRAIN QUI N'EST PAS A L'ARRÊT DE BUS ETC.

8° Le raisonnement chez le chien

Le chien animal sensible, émotionnel, communicant est aussi un animal raisonnant.

 

Définition, ce que pour nous est le raisonnement et quels en sont les types.

Raisonnement : Faculté d'analyser le réel, de percevoir les relations entre les êtres, les rapports entre les objets, présents ou non, de comprendre les faits; exercice de cette faculté, activité de la raison discursive. 

Capacité de connaître, de juger, de convaincre; aptitude à comprendre, envisagée du point de vue de son développement plus ou moins grand selon les personnes; qualité d'une personne, disposition d'un esprit qui juge avec discernement, avec sagesse. Synon. intelligence, jugement, esprit critique 

Opération qui consiste à lier deux propositions pour en former une troisième (ou conclusion), au moyen de règles logiques. 

 

Les différents types de raisonnement

 Raisonnement par l'absurde*,  apagogie, sur le Wiktionnaire Le raisonnement par l'absurde (du latin reductio ad absurdum) ou apagogie (du grec ancien apagôgê) est une forme de raisonnement logique, philosophique, scientifique consistant soit à démontrer la vérité d'une proposition en prouvant l'absurdité de la proposition complémentaire (ou « contraire »), soit à montrer la fausseté d'une proposition en déduisant logiquement d'elle des conséquences absurdes.

Par inférence : Opération qui consiste à admettre une proposition en raison de son lien avec une proposition préalable tenue pour vraie.

 par analogie :  Rapport de ressemblance, d'identité partielle entre des réalités différentes préalablement soumises à comparaison; trait(s) commun(s) aux réalités ainsi comparées, ressemblance bien établie, correspondance. (Correspond à analogue). Trouver, constater une analogie, un rapport d'analogie.

Méthode de raisonnement qui consiste à passer d'une ressemblance partielle à une ressemblance générale :

par récurrence*; Caractère, état de ce qui réapparaît par intervalles, de ce qui se reproduit; processus répétitif.

ÉPISTÉMOL. ,,Concept spécifique de l'histoire des sciences restituant le passé de la science à partir du présent de la science, et selon lequel l'histoire des sciences n'est pas seulement récit d'événements, mais histoire jugée, en référence à l'actualité des sciences`

Raisonnement réductif ou syllogistique:  Raisonnement déductif rigoureux se fondant sur les rapports d'inclusion et d'exclusion des propositions sans qu'aucune proposition étrangère soit sous-entendue:

 Raisonnement déductif formé de trois propositions, deux prémisses (la majeure et la mineure) et une conclusion, tel que la conclusion est déduite du rapprochement de la majeure et de la mineure.

Partout où il y a esclavage, il ne peut y avoir éducation; dans toute société, les femmes sont esclaves; donc la femme sociale n'est pas susceptible d'éducation.
 

Raisonnement par induction (v. induction A 1 a et inductif A 1); type de raisonnement consistant à remonter, par une suite d'opérations cognitives, de données particulières (faits, expériences, énoncés) à des propositions plus générales, de cas particuliers à la loi qui les régit, des effets à la cause, des conséquences au principe, de l'expérience à la théorie. 

Raisonnement hypothético-déductif (rem. s.v. hypothétique, ex. de Piaget);  Type de raisonnement qui conduit de une ou plusieurs propositions dites prémisses, à une conclusion « nécessaire », c'est-à-dire inévitable si l'on accepte la règle du jeu``

Raisonnement à priori (v. à priori B) ou a postériori (v. à postériori A). Qui ne se fonde pas sur des données d'expérience. Raisonnement, idée, connaissance à priori.

− P. ext. [Chez C. Bernard] Qui est antérieur à telle expérience.

 

Que nous démontre le chien.

Lors de la guidance, le chien ne sait jamais ce qu’il a à faire.

La plus grande difficulté qui synthétise toutes les autres, intervient lorsque l’on demande au chien de chercher. Son interrogation est: que me demande-t-on? 

La difficulté est double/

1° le chien ne sait ce que veut dire chercher.

2° le chien ne sait pas quoi ou qui chercher.

3° et nous, nous croyons savoir que chercher c'est sentir!!!!dans le meilleur des cas mais on oubie que chercher à la place de l'autre c'est le précéder et donc qu'être précédé est le prémisse à cette ontologie qu'est la recherche et pas que du temps perdu ou de ses bijoux de famille et non l'abandon d'un complexe de supériorité et de directivité. 

Découpons le processus de recherche en phase.

Prenons pour hypothèse que ce qu’il y a à chercher est une personne et que nous supposons qu’elle est partie devant nous. Pour faciliter l’exercice, pour la première fois, nous pouvons mettre un signe indiquant la bifurcation que la personne a prise pour se cacher.

A/ nous sollicitons le chien, nous pouvons dans celle-ci lui indiquer que nous allons chercher quelqu’un.

A-1 Le chien propose un mouvement supposé donner un sens non à la notion de recherche mais à l’expérience qu’il croit qu’on lui demande. Il part dans une direction.

Si cette direction est dans le sens que la personne a pris, nous le renforçons en disant c’est bien cherche terme qu’il entend pour la première fois.

A-2 Nous faisons alors un pari Pascalien.

Nous parions que dans cette direction qui est devant nous, cela correspond à la recherche

A-2-1 comprendre que chercher c’est toujours être devant nous et

A-2-2 c’est avoir l’opportunité qu’il croise une odeur « différente »

 

Nous parions donc sur l’association de prémisses  « devant + odeur » pour l’amener à les associer pour en déduire ce qu’il a à faire.

Remarque : c’est notre croyance que la recherche équivaut à mobiliser l’odorat, donc notre cerveau et ses à priori, qui nous entraîne dans une observation active et influenceuse en renforçant ce que l’on croit devoir se passer mais qui souvent ne se passe pas ainsi !!!

A-3 cette association est en concurrence avec d’autres et nous devons alors le guider pour qu’il sélectionne les bonnes (direction odeur)

Ceci se fait en guidant ce qu’il nous semble être la bonne direction mais avant tout et surtout la position « devant », seule à pouvoir nous assurer une probabilité plus élevée de croiser l’odeur recherchée.

Nous voyons bien que le chien fait pour réussir ce qui n’est pas « programmé » mais qu’il va quand même réussir mettre en place de inférences complexes qui doivent aussi partir d’un environnement contingent nécessaire, la « guidance «  mais qui elle-même a un taux d’erreur assez élevé.

 

A-4 Le chien  à la bifurcation est confronté à une rupture, ici d’odeur.

Soit il dépasse mais tout en cherchant, soit il ignore. Dans les deux cas on guide en négatif.

Mais en revenant s’il saisit l’odeur, par association d’idée il propose d’en prendre la direction, ce que l’on renforce, ce qui lui fait comprendre deux choses: ce que chercher est et qui chercher. On valide en renforçant à la fin pour marquer la réussite mais le double renforcement complice qui suit valide que cela est bien un travail commun.

 

Voilà résumé et édulcoré une expérience où le chien raisonne pour faire ce qu’il n’a jamais fait au paravent. Ceci aboutit à un « apprentissage couronné d’une réussite ».  car un apprentissage est toujours de faire une chose réussie pour la première fois, le reste c’est de la répétition, de la virtuosité ou de la productivité, de l’efficience mai ce n’est pas de l’apprentissage.

Mais cela va plus loin ! parce que le chien n’a peut être pas du tout mobilisé son odorat mais uniquement son ouïe ou sa vue.

Il va donc devoir mettre en œuvre un raisonnement prenant en compte des renforcements qui ressemblent plus à un brouillard plus ou moins dense suivant la direction prise  et la captation de stimuli par d’autres sources de captation qui par la rupture qu’elles offriront lui permettra de pouvoir déduire ce qu’il a à faire.

 

Par cet exemple on démontre que le chien raisonne par inférence, induction, déduction, par association d’idée, par déduction de ce qu’il capte et qu’il va au-delà de nos à priori et de nos erreurs qui souvent sont accompagnées de nos manifestations d’impatience alors que nous même sommes infoutus de comprendre, saisir et analyser ce qu’il fait mais que l’on a l’outrecuidance de le lui demander quand même.

 

Dans ce cas de recherche, d'un objet, d'une personne identifiée par son "emprunte olfactive",  le chien est dans la situation la plus « facile». Mais lorsque l’on demande de chercher quelqu’un ou un objet que l’on n’a pas fait sentir ni identifier et qu’il faut organiser la recherche, le chien pour « s’accommoder » de ce genre de situation, doit beaucoup plus raisonner que son maître impatient et idiot qui croit que par le conditionnement et l’automatisation il sera plus efficace. PERDUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU

MORALITE: VENEZ VOUS PERDRE SALIE SUD 9H15 ET N'AYEZ PAS PEUR, SI ON EST TOUS LES TAFIOLES D'AUTRES, C'EST QUAND MÊME NOUS QUI SOMMES LES MAÎTRES DU CIEL PAR L'ARC EN CIEL QUI NOUS ENLACE. VIVE L'OCEAN, LA MER EGEE, LA MER IONIENNE, LA MEDITERANEE ET PENSEES A TOUS CEUX QUI S'Y NOIENT.   

BALADES DU 3 ET 4 JUILLET DITES BALADES DES JOUISSIFS VISSEURS DE VICES APPELES PLUS ENCORE LES APAISES DE LA GOURMANDISE MAIS PAS DE L’INDIGESTION

Mis en avant

MES CHERS TOUS, TOUTES, TOUTOUS, TOUTOUTTES, MONTES, DEMONTEES, SUR LES PRINCIPES, EN AMAZONE 

la complicité, le plaisir du faire ensemble.

Qu’est le plaisir ?

D’après le CNTRL, la définition du plaisir est :

État affectif agréable, durable, que procure la satisfaction d'un besoin, d'un désir ou l'accomplissement d'une activité gratifiante.

PHILOS., PSYCHOL. Pôle fondamental de la vie affective (dont l'autre pôle est la douleur)

PSYCHANALYSE

− Principe de plaisir, du plaisir. Principe d'économie régissant l'appareil psychique, qui vise à la réduction des quantités d'excitation et des tensions (sources de déplaisir) 

 

Le plaisir est donc antinomique avec l’excitation et les tensions.

 

Dans la relation entre le  chien et l’humain, le plaisir « social et grégaire », hors intimité, celui qui se déroule lors du partage de territoire, ne passe ni ne doit passer  par la recherche systématique de frénésies démonstratives et valorisantes. La montée en excitation plus ou moins hystérique et spectaculaire, l’effervescence hiératique, synonyme d’excès et d’absence de contrôle sont synonymes de pertes de vigilance mettant en danger la pérennité du groupe. 

 

 La recherche de l’obtention démonstrative du plaisir sous forme d’excitation est le plus sûr moyen de se tromper sur ce qu’est le plaisir, ce qui le provoque et sur la relation que cela induit. Le démonstratif comme passage obligé à la relation « heureuse » avec son compagnon est le contresens sémiologique le plus répandu et le plus néfaste à une relation complice épanouie. Les signes du plaisir sont la manifestation de la décompensation[1] face à des évènements heureux ou malheureux.

Les activités déclencheuses  d’artefacts[2] d’expression assimilables à du plaisir, synonymes d’excitation, induites par le maître(sse), provoquent les mêmes réactions, font courir les mêmes risques qu’une prise de stupéfiants.  La satisfaction due à une attente intense, celles qui provoqueront pour certains leur addiction, qu’elle soit au sucre, à l’effort, à la cocaïne, à la boulimie  etc. prennent la forme « du bonheur », sourire, relâchement, rire etc.  

 

Autrement posée, la question est de savoir si toute satisfaction extrême, tel le « flash » provoqué lors de la première prise de cocaïne ou d’héroïne, la première cigarette du  matin, n’est-il pas le piège tendu à votre cerveau pour  vous faire prendre une satisfaction, un soulagement pour un plaisir, vous amenant à l’addiction. Assimilable qui plus est au plaisir «de faire, d’être ensemble ». Plaisir qui nous ouvre aux autres, renforce nos capacités et nos aptitudes cognitives en nous mettant dans un état de veille et de disponibilité renforçant notre créativité, nos forces de proposition. La recherche « désespérée » de cet effet flash, par exemple pour la «cocaïne», amène à en augmenter les doses à chaque nouvelle prise, faisant par le biais d’une insatisfaction constante et invariable,  reculer le seuil de satiété.   Alors que l’effet de  flash initial ne se renouvellera jamais, comme la vie rêvée des anges au paradis  est à jamais perdue,  sa quête effrénée et obsessionnelle en constituera la fondation structurelle de la dépendance et en déclenchera les mécanismes d’addiction.

 

Ces mécanismes addictifs amenant à la dépendance, se retrouvent pour le chien de façon tautologique,  dans toutes les activités à spectre étroit et forte récompense tel que jeu de balle, frisbee, bâton etc.

Pour comprendre ce que sont les activités à spectre étroit et la différence avec les activités à spectre ciblé, je vais vous proposer une petite expérience en retrouvant votre âme d’enfant dans un jeu de pirates et de corsaires.

Vous êtes Barbe Rousse  et vous vous demandez quel galion attaqué. Vous décidez alors de regarder l’océan à travers une longue vue. Prenez votre main, fermez l’œil gauche et posez votre main en forme de lunette de tir sur l’œil droit. Regardez l’océan. Vous percevez mieux les  détails par renforcement de l’effet contraste du à  la concentration de lumière constitutive de  la forme de cône ou de tunnel enserrant votre œil.   En dehors des contours de votre main vous ne percevez  rien, ni galion, ni baleine. Vous venez de créer une forme de lunette avec une ouverture, petite, qui définira le spectre, le champs de vision  sur lequel porte votre regard et surtout sur lequel il ne peut porter. Dans ce spectre étroit, si en regardant un point, vous recevez une forte décharge de plaisir provoquée par une satisfaction intense, vous allez vouloir renouveler l’expérience. Choper du galion !

Cette expérience non seulement vous isole et donc concomitamment vous « protège » de l’extérieur par une effet « autruche » mais si de plus, elle vous procure une intense satisfaction, vous cumulez  l’effet « sécurisant et protecteur » de l’isolement anxyogène et l’effet récompense intense comblant votre « faim » d’excitation.

Une activité type à spectre étroit est pour le chien, le lancer de balle ou de bâton à la main qui est constitué de la fixation d’un point (ouverture étroite)   et une forte récompense consommatoire, liée à la satisfaction procurée par l’attente ? récompensée par le lancer, multiplié par la satisfaction d’attraper et donc de produire un effet.

 En effet Le plaisir intense de l’excitation n'est pas la conséquence d'une émotion ou d'une intuition, d'une prédiction réalisée, mais le fait d'une simple activation physiologique provoquée par le lancer répétitif de la balle. C’est celui de son rituel, fixation-attente-tentation, accompagné de démarrages violents et de courses folles, qui provoque la décharge de dopamine et d’hormones du plaisir dans un flash instantané activant les circuits de récompenses.   Ces activités isolantes parce qu’elles demandent une extrême concentration, sont donc « consommatrice » d’une excessive vigilance. Elles sont comparables à l’écran d’ordinateur ou au bandit manchot, les jeux en lignes, les consoles etc. Les activités à spectre étroit ont pour  résultat  de vous sortir de la réalité contextuelle, de vous isoler tout en vous permettant de vous réfugier dans un monde de satisfactions sans attentes, auto induites.

Pour le chien le processus est identique sauf que pour lui l’induction de ces activités est l’humain. C’est ainsi que beaucoup de « maître(sses) sont devenus les dealers de leur propre chien à l’insu de leur plein grès et qu’ils sont confondus par leur confusion entre « amour et dépendance ».  la vie quotidienne ne le surprend plus autant qu'avant. Le jeu de balle, l’agility pratiquée à la récompense avec enjeu de réactivité, dessécheront la saveur émotionnelle que le chien et nous comme pourvoyeur inconscient, attribuons aux éléments et évènements environnant, la vie courante. Hors sans réponse émotionnelle à ce qui nous entourent, on sombre dans la dépression. (paranoïa, conduites à risques grégaires etc.)

Les activités à spectre étroit ne doivent pas être assimilées aux activités à spectre dirigé qui ont pour elles d’être chargées d’un fort potentiel d’apprentissage et de mémorisation.

Comme le vin qui a une dimension ludique, sociale, de désinhibition  et d’apaisement, les activités à spectre étroit dans lesquelles on voit le chien se réfugier, ne le sont qu’à partir du moment où le chien ne peut les interrompre. Par analogie toute personne adulte qui boit n’est pas forcément alcoolique même si elle s’enivre par moment. Pour l’enfant et le chiot c’est pareil, encore ne faut- il pas consommer d’alcool en dehors de la maturité qui est  pour le chien de trois ans et l’humain entre 20 et 25 ans.   

C’est lorsqu’elles deviennent compulsionnelles et sans signaux d’arrêt comme lorsque certains chiens ont des prises d’odeur à travers les veinages traversant les forêts matérialisant les déplacements de la faune sauvage, ce qui aboutit à des déambulations sans attention aux interrelations possibles avec le maître ou ses congénères, que l’activité à spectre étroit devient facteur de perte de capacités effectives d’interrelations grégaires utiles et que l’on peut les assimiler en terme d’ « isolement » aux effets  d’addictions et de dépendances.

 

Ce mécanisme opportuniste  peut aboutir à une compétence « qualifiée d’acquise » par apprentissage opérant, validé par une « récompense forte », un lièvre, une biche, dans un processus abouti, finalisé, caractérisant par la suite  les compétences chasseresses. Ce que l’on interprète hâtivement  d’instinct de chasse, ne sont que « des activités à spectre ciblé » qui par un « heureux » renforcement, conduiront à une efficacité chasseresse.  Tout activité nécessitant de la concentration est assimilable à des activités à spectre ciblé qui par des effets de renforcement aboutissent à des apprentissages. Ces activités de par leur structure ont un effet apaisant parce qu’elle sont porteuses de « réalisation ».

La concentration qu’elles nécessitent préserve une disponibilité à la vigilance externe ne mettant pas en danger le groupe. Par contre toute activité à spectre étroit provoque un isolement par  surconcentration, fixation,  isolement. La peur de l’extérieur, l’incapacité à traiter le « complexe » par déficience d’aptitudes à traiter de l’information et à en produire, deviennent des facteurs contingents à des conduites addictives. Leur pratique fait échapper à l’incertain et au monde extérieur anxiogène. ..

Le niveau d’angoisse morbide est donc un facteur de sensibilité à ces comportements. C’est le fruit d’une incapacité à  comprendre son environnement et la situation dans laquelle on est immergé. C’est-à-dire la regarder, l’interpréter, l’analyser.

Se contenter des formes et des manifestations comportementales  plus ou moins hystériques afin d’interpréter  la présence de plaisir, que ce soit pour le chien ou pour l’humain, est une erreur épistémologique.  Cette erreur nous amènerait à ne rechercher, à provoquer et à ne se référer  qu’à des formes comportementales  frénétiques et nerveuses pour évaluer l’obtention du plaisir pour autrui. Ce qui viendrait à affirmer, hors frénésie  point de plaisir.  Hors la frénésie ou l’excitation ne sont pas les seules unités de mesure phénoménale du plaisir. Le niveau d’excitation et de vocifération, la seule caractéristique objective  à atteindre. Comme si le silence, la retenue, l’apaisement et le contemplatif n’étaient pas aussi de bonnes caractéristiques validant l’existence de plaisir.  

Si le plaisir a une dimension tautologique  ou de nécessité absolue pour obtenir des apprentissages, des constructions de compétences, la mise en relation,  la mémorisation, la construction de l’autonomie et de la complémentarité,  le déplaisir en a tout autant une dimension pédagogique. Ne dit-on « Chat échaudé craint l’eau froide », à moins que cela ne soit « chat rafraichi,  craint l’épilation totale » !

D’ailleurs quels sont les plaisirs ? comment les nomment – on ?

[1] en psychologie, phénomène de disparition ou réduction très importante des défenses face à un événement ou une situation exceptionnelle

[2] altération structurelle artificielle ou accidentelle survenant lors d'une expérience

Examinons  les formes du plaisir nommé et leur expression

Alacrité Du latin alacritas, «ardeur», État enjoué du corps et de l’esprit.

État de vigueur et de vitalité corporelle, souvent mêlé de bonne humeur et d’entrain.

L’alacrité est un état, une conséquence. Et avec mon chien ça se passe quand?? État enjoué? du corps et de l’esprit? comment peut-on savoir? En regardant et en interprétant ce que nous montre toutou. Percevoir et avoir la sensation de l’enjouement, percevoir puis avoir la sensation. L’alacrité est une sensation de joie et de plaisir partagé par le fait d’être avec, antonymique de  l’excitation.

Allégresse Joie intense et manifeste qui s’exprime d’ordinaire en public.

Allégresse, manifestation intense de ……d’excitation joyeuse, exacerbée, qui s’exprime en public. Quelle différence entre joie intense et excitation? L’allégresse nécessite un public, sentiment hors de l’intimité. Expression de joie spontanée, désinhibée. L’allégresse est une démonstration vive, bruyante et collective de la joie.l’allégresse se transmet, elle est une mise en spectacle collectif couronnant et symbolisant une communion.

Affinité: Lien de parenté par alliance, rapport de nature ou de convenance entre des êtres ou des choses.

L’affinité n’est pas une ressemblance. C’est un temps, un lieu de confort, une résonance, un écho, une convergence, une possibilité d’intégration, d’enrichissement, d ‘échange, de partage de point de vue, son point de vue donné, non confronté, complémenté. L’affinité s’enlace, s’entrelace par attrition et frottements. Elle procure la confiance aux autres et en soi vis à vis des autres. Elle procure le sentiment de sécurité.

Agape («caritas») Amour oblatif et universel, il est dévouement.

Il est surtout dans son ressenti le moment d ‘une résilience « sociale », d’une constitution d’un capital d’ouverture et de confiance au monde. L’agape est systématiquement recherchée et observable au sein des balades. Elle se manifeste au bout d’une heure et dure jusqu’à la fin de la balade.

Amour Trouver en l’autre son équilibre et ressentir un sentiment tendre d’affection.

l’amour: Attirance, affective ou physique, qu’en raison d’une certaine affinité, un être éprouve pour un autre être, auquel il est uni ou qu’il cherche à s’unir par un lien généralement étroit.

L’amour est le contraire de la fusion, l’amour est affinité, au-delà de la complémentarité. Il est à contre sens de la passion et de la dépendance, parce qu’il se doit d’être libérateur. L’amour n’est ni une cage ni une laisse. L’amour c’est l’autonomie et la compréhension. Il est hors rancœur. Il est hors narcissisme autre que d’octroyer la liberté à l’autre pour qu’il n’offre point sa soumission mais sa coopération. Son idéal est le rejet de la fusion, de la jalousie et de l’exclusivité, car l’amour est tout sauf suicidaire.

Ataraxie Dans le stoïcisme, état de l’âme que rien ne peut troubler. Quiétude absolue.

Bien être, quiétude du devoir accompli, le regard du « papy » sur ses petits-enfants, au soir de sa vie, quant il n’a plus besoin de gagner, ni de conquérir, ni de prouver. Il n’a qu’à leur donner amour et confiance. Il s’est libéré du besoin de retour et son plaisir est celui d’assister à l’envol. Quand l’avidité, l’avarice et l’agressivité ont disparu pour laisser la place à la confiance, la tolérance et le partage et l’observation de l’autonomie acquise et de l’envol.

Béatitude Représentation chrétienne du bonheur suprême et permanent. Satisfaction des élus au paradis.

Là pour le coup heureusement on n’y est pas encore. Le risque de toute activité sociale fondée sur la recherche ou la promesse d’un équilibre et d’une « utopie réalisable »  est d’être pervertie par le syndrome du gourouisme. De Savonarol à la secte Moon en passant par la Scientologie ou le culte de la personnalité des petits pères du peuple. Transgresser le projet social partagé par la mise en scène de sa propre illusion n’a pour but que d’assoir un fait de domination total.   Utiliser la sur-personnification de la relation et les protocoles comportementaux d’assujettissement, d’adoration et de vénération comme outils de contrôle et de pilotage de la soumission,  c’est faire perdre tous les repères, toute la géographie du champ des possibles du partage de territoire de façon apaisée fondé sur l’autonomie, le libre arbitre et la tolérance.

Bien-être État général de bonheur. Être bien dans sa tête, son corps, sa vie, ainsi que dans son rapport à soi et aux autres.

C’est agréable. On est bien. Mais pourquoi est – on bien? Quand est – on bien?

Il y a le plaisir de réaliser de façon solitaire. La réalisation solitaire ne provoque pas du bien être, elle provoque du contentement, de la satisfaction et souvent un sentiment de vide ou de non fini.  Elle peut provoquer de la satisfaction ou de l’insatisfaction, mais ce n’est pas du bien-être. Le bien-être est un bonheur collectif, social à partir de deux. On est bien quand on a réalisé quelque chose ensemble, quand on a produit quelque chose ensemble. Avec le chien toute action de coordination s’assimile à une production « ensemble ». L’objet produit à deux, par la coopération des deux, à travers la mise en place des négociations et échanges d’intention, sont la caractéristique du produit « réalisé » ensemble. Elles permettent la coordination, le partage de territoire de façon apaisé, qui forment le bien-être.  

Bonne humeur Disposition émotionnelle de l’esprit à être heureux a priori. Principalement passagère.

La bonne humeur n’est pas l’humeur béni oui-oui. La bonne humeur ce n’est pas qu’être positif; de tout rendre acceptable et ainsi de tout rendre accepté. De la domination pour la domination à la soumission comme état interdisant l’insoumission, la bonne humeur  n’est pas un pis-aller permettant d’abandonner tout sens critique et donc toute critique. La bonne humeur si elle permet la jovialité, l’accueil et la tolérance des autres, n’empêche pas de dire la limite de l’épure à ne pas franchir.

Contemplation État de l’âme dédié à la méditation. Chemin vers l’union avec l’absolu.

Que c’est joli. Si la contemplation nous permet de nous ressourcer, de nous connecter avec « le monde », de s’équilibrer et de se réparer des agressions du temps qui s’écoule, elle est aussi un temps d’interaction mort, neutre, tourné vers soi. L’amour acosmique peut y trouver un outil renforçant la capacité, la disponibilité à le vivre, il n’en n’est pas l’outil. La quête du bonheur, de l’équilibre, de la sensation et du respect de la vie et de ses mystères ne peuvent pas  passer que par le nombrilisme de la visualisation, de sa pleine conscience  et du mysticisme. L’interrelation aux autres assure notre sécurité, la production et la protection de nos moyens de vie. La libération des temps de production autorise la conquête des savoirs, leurs stockage, leur répartition et leur transmission. Ils nous lient  à la curiosité de nous connaître individuellement, collectivement et relationnellement. définissant l’écologie idéale à notre développement et à notre recherche de « bonheur ».

Contentement Se satisfaire de sa propre situation et ne désirer rien de plus.

Le contentement n’est-il pas à l’inverse de la compétition, une des valeurs absolues (valeur absolue d’un nombre) alimentant par son énergie le partage de territoire de façon apaisée en excluant la jalousie, l’envie et le mimétisme?

Délectation Savourer un plaisir.

Savourer une caresse, un compliment, des vers de mirliton

Plutôt qu’une croquette qu’un bout de saucisson

Délice Ravissement des sens. Plaisir qui transporte.

Une piste, un chevreuil, des bolets ou des truffes, voilà bien des délices à partager avec ses bons amis et ses hôtes. l’hospitalité, le partage de la table, des mets, des ambiances et des arts, voilà ce qui pour être en tout délice demande aussi accueil, initiation et volonté, un amour du don et du cadeau.

Épanouissement: En philosophie, état harmonieux de l’âme. Chemin vers la plénitude de l’âme réalisée.

L’épanouissement ne s’obtient pas hors du chemin de l’initiation, de la transmission, de la conscientisation et de la construction du rapport de confiance du contrat de grégarité. Il touche les deux parties, l’initié et l’initiateur.

Enthousiasme Étymologiquement, «transport divin» en grec. Sens commun, vive émotion de l’âme poussant à une joie manifeste.

L’enthousiasme est souvent confondu  avec le marqueur d’un mensonge qui est l’exubérance et la communication « hystérique ». Tout ce qui est extraverti n’est pas forcément un mensonge mais tout ce qui est discret n’est pas forcément un manque d’intérêt. Par contre l’enthousiasme cache souvent la superficialité et le manque de ténacité.

Évasion: Fuite du réel face à des situations cloisonnantes. Échappatoire.

Les activités à spectre étroit  (jeux de bal, vélo, courses compulsives etc)  sont démonstratives d’excitation et « d’énervement » .  En hystérisant  la démonstration de ce que l’on croit être du plaisir, elles amènent à confondre amour et dépendance. Elles sont d’autant plus perverses qu’elles sont le plus souvent des rituels de détournement ou de fuite lors de la confrontation à un environnement incompréhensible, bruyant et sans sens. A ne pas confondre avec un environnement complexe mais informant,  demandant et provoquant une disponibilité de l’esprit.

Euphorie Sentiment de bien-être excessif et anormal. Surexcitation qui ouvre le champ des possibles.

Je suis euphorique lorsque je gagne au loto ou quand je suis papa. Plutôt quand je suis papa  ou encore le jour de mon mariage. Mais l’euphorie c’est transformée en vol plané au-dessus de mes chaussures pendant très longtemps et encore maintenant, cette euphorie est un vent ascendant extrêmement puissant.

Eros Dieu grec de l’Amour, désigne principalement un amour sexuel, poussé par le désir des sens et la satisfaction des pulsions.

Hummmmmmm aimer et conclure, pffff,pffff,pffff

Tout ça pour ça! et dire que pour Schopenhauer, Freud, Foucault  et moi un peu, c’est le moteur de la vie!! Mais pas toujours. Créer, transmettre, initier, protéger ne sont-ils  pas les autres mamelles du pis qui nous nourrit. (ou du plus mal qui nous nourrit)?

Surtout quand on en est frustré et que l’accessibilité à ce qui n’est qu’une sexualité nous est interdit.

Mais la recherche, le doute, l’acquisition du savoir, l’échange, la discussion, la rhétorique, le discours et son usage ne sont-ils pas une érotique, tout du moins pour les vieux barbons nostalgiques du sable chaud et de vagues conquérantes ?

Extase Etat qui nous pousse hors du monde sensible. Ravissement extrême d’un sentiment amoureux. Quand le plaisir prend le contrôle de notre corps.

Et bien on n’est pas dans la …… si le plaisir a la tête de l’hydre de Lerne dont Héraclès coupa la dernière tête en inventant la cautérisation, l’extase n’est jamais loin de perdre la tête.

Félicité Du latin felicitas signifiant heureux. Bonheur promis et espéré aux croyants dans la tradition chrétienne. Une élévation vers les cieux.

Je m’élève, je vole et sans parachute je chois.

Gaieté État manifeste de joie. La gaieté peut être légère, bruyante, douce et enthousiaste.

Que du bonheur, la gaieté n’a jamais était l’antonymie de la responsabilité ou le synonyme de l’inconséquence.

Ivresse Etat d’euphorie, surexcitation. Perte de contrôle de l’esprit et du corps.

De l’ivresse à l’addiction le chemin n’est pas égal pour tous.

Joie Du latin gaudium, se réjouir. Manifestation d’un plaisir intense. On frisonne, on saute, on pleure de joie. Jouissance de l’âme et du cœur, la joie est la marque du bonheur dans l’instant.

Être joyeux, heureux au spectacle de l’émancipation de l’autre. On n’est jamais joyeux de la soumission.

Jouissance Éruption violente et intense de sentiments qui envahit l’homme lorsqu’il profite d’un moment unique de bonheur.

Jouir ou ne pas jouir, est ce la finalité ou comme pour la « virtu » un moment qui doit rester opportun?

Liesse Déferlement collectif et spontané de joie intense. Célébration commune d’un moment heureux.

La liesse est à l’agapé ce que l’agapé est à la liesse, une différence d’échelle mais pas d’altitude.

Mirage Illusion, trompe l’œil à tendance séduisante.

Le discours est mirage. Le mot est mirage. Le fait, l’action, l’activité dans sa situation sont seuls peut -être l’approche de la réalité.

Nirvana Etymologiquement, «souffler pour éteindre». État de parfaite quiétude et de sérénité suprême inspiré par la tradition bouddhiste. Extinction de tous les désirs.

Avec l’âge je m’en approche. mais que le chemin est chafouin, alors pourquoi vouloir l’accélérer.?

Optimisme Du latin optimus, le meilleur. «Tout est au mieux dans le meilleur des mondes», nous disait Gottfried Leibniz. Positiver et se dire que tout ne va pas si mal et que demain sera meilleur.

Mouais bien sûr pourquoi pas dit l’esclave, l’OS ou le garde chiourme. La vie rêvée des anges pour les anges de la télé réalité.

Orgasme Sentiment soudain d’un bonheur intense. Point d’orgue de l’acte sexuel.

Quand on a fait pfff pfff il nous reste plus qu’à nous rhabiller et ceci dans tous les cas. 

Passion Épanouissante ou aliénante, elle suscite bonheur ou le malheur. Elle est tout sauf la satisfaction d’un bonheur calme.

On en rêve ou on la redoute, elle n’est pas sujet ou fin en soit. Pourquoi et pour qui se prend-on pour rêver de brûler et de se brûler.

Philia Amour fraternel et sélectif, il est l’amour d’une mère à son enfant ou l’amitié entre deux êtres.

La philia est la nécessité  qui permet la prise en charge  d’un individu et donc d’un chien.  Mais elle n’est pas spontanée, elle se construit à travers la compassion et la prise en charge de la douleur. Avec le chien c’est facile à faire parce qu’il  porte en lui le codex de notre enfance.

Plaisir Au sens premier, satisfaction d’un besoin procurant aux hommes des sentiments agréables.

Soit par l’organisation physique d’un retour  et d’une distanciation sur soi par méditation et autres exercices de « pleine conscience », soit par l’usage et l’usure du corps à corps libérateur de chaleur, soit par l’activité sociale de construction et de production d’un bien,  l’endorphine et autres hormones du plaisir qui en sont les produits, sont les vecteurs d’un état ressenti de bonheur.

Plénitude Sentiment d’accomplissement. Quand rien ne manque au bonheur.

C’est pas souvent et c’est tant mieux.

Prospérité Situation favorable de réussite matérielle au moment présent mais principalement pour le futur. Un bonheur matériel pour la postérité.

Certains l’ont, d’autres non; mais tous  l’attendent en mieux.

Quiétude Du latin quies, signifiant repos. Douce tranquillité de l’âme et de l’esprit.

Quand le devoir est accompli m’envahit une douce quiétude. Le travail de production d’une coordination complice produit une satisfaction et provoque un état de quiétude dans les temps suivants. Souvent sur plusieurs jours d’ailleurs.

Ravissement Étymologiquement, «enlèvement à soi». Quand l’admiration émerveille et nous transporte hors de nous.

Mon fils, ma femme, ma maîtresse etc

Réjouissance Au sens premier, une nouvelle jouissance. Au sens figuré, une célébration collective d’un moment de joie.

Soit le début de la fatigue soit le début de l’ivresse. Dans ces deux cas la précocité de l’état est inversement proportionnelle à ………hic.

Satisfaction Sentiment résultant de l’accomplissement d’un travail ou de la réalisation d’un souhait.

On est satisfait quant on a réalisé une chose, un produit,. Construire quelque chose qui va vous remplir de fierté. Fierté d’avoir été utile, d’avoir rempli son devoir, ceci vis à vis des autres? Ce plaisir du travail accompli est un plaisir solitaire qui ne provoque pas de bien être, simplement une auto-reconnaissance d’avoir été à la hauteur, magiquement. Être un héros est du à un hasard, une circonstance ou la « virtus » (vertu) va avoir l’opportunité de s’exprimer. Au fond de soi on sait que l’héroïsme identifié comme tel permet de  détenir une dette envers le destinataire de l’acte héroïque. C’est donc soit une opportunité de la valoriser en la créditant soit une opportunité de la réaliser en l’offrant.

Sérénité Etat de l’esprit où le calme, face aux situations d’adversité, est le mettre mot. Symbole d’une noblesse de l’âme.

Je suis d’accord, j’ai la particule à l’âme.

Volupté Plaisir intense des sens.

On commence pas les chairs fermes pour ensuite les aimer rôties et bien arrosées accompagnées de musique symphonique ou d’opéra. De toute façon on passe de la chambre à la salle à manger et des fois par des détours par les placards.

 

Chez nos amis les bêtes et nous même qui en sommes.

Les plaisirs « socialement et grégairement » constructeur de soi, créateur de réel bien être et d’apaisement le sont par la complémentarité à l’autre qu’ils créent. 

Qu’est-ce que l’excitation si ce n’est une perte plus ou moins totale de la maîtrise de l’expression de ses émotions, un stress incontrôlable faisant perdre toute capacité de tempérance et annulant nos capacités à traiter de l’information, la catégoriser et s’en servir pour alimenter ces capacités à s’interroger, raisonner, conséquentialiser et orienter ses réponses.

Le plaisir du chien comme le plaisir humain est beaucoup plus complexe que les « singeries » hystériques interprétées comme tel. Il passe aussi par la création, la production, le faire ensemble, l'élaboration, la résolution et à deux c'est encore mieux. 

Le demonstratif

Le plaisir démonstratif chez le chien prend toutes les formes que par habitude on interprète comme des expressions de joies et de bien-être. Cela va de la queue qui bat plus ou moins hiératiquement, aux sauts, secouements de tête, mâchouillement de morceaux de bois, courses saccadées et effrénées etc..

la question qui se pose est de savoir si toute expression d’excitation frénétique est synonyme de plaisir. Y a-t-il au contraire une qualité ou caractéristique d’expression de plaisirs correspondant à des plaisirs sociaux et grégaires que l’on pourrait qualifier de nobles, ne dépendant pas de dépendances ou d’addictions. Le sourire d’un bébé ou d’un jeune enfant regardant sa mère équivaut-il au sourire d’un enfant prenant in shoot d’héroïne?

Chez le chien  la plus grande partie de l’expression de plaisir passe par la queue qui est l’analogue  du visage et des expressions de la bouche et ses crispations illustrant le rire et sourire. Ces « convulsions » illustrent, caricaturent  le plaisir. Hors celui-ci doit-il pour exister, se traduire systématiquement par ces « démonstratives agitations ». La queue du chien par ses mouvements plus ou moins relâchés ou frénétiques, équivalent chez l’homme au rire et au sourire,  plus ou moins extatique, forcé et permanent, Ces   battements sous prétexte de leur absence traduisent-ils systématiquement l’absence de plaisir ? Si nous le croyons, nous passons à coté de tous les plaisirs dits complexes et sociaux.  Ce qui équivaudrait chez l’humain à n’identifier le plaisir qu’au travers le sourire et le rire ou les cris orgasmiques.

 

Hors leur manifestations "hystériques" peuvent surtout être obtenus par des « excitants », tel les chatouilles chez l’enfant. Mais la chatouille à y regarder de plus près, provoque surtout un mécanisme de défense, une contraction, une raideur du corps, une crispation permettant d’interdire des accès du corps plus ou moins intimes que le chatouilleur simule ou pas de vouloir atteindre. On peut se poser la question si dans ce cas précis, le mécanisme de défense de l’enfant qui passe par le rire geste d’apaisement, ne constitue pas plutôt un mécanisme de désamorçage du harcèlement et de la frustration en  utilisant le rire comme leurre afin de détourner le chatouilleur de ses tentations peut-être plus « intimes », tout en organisant une rigidification et des convulsions du corps le rendant non désirable si ce n’est repoussant. On voit bien que la recherche systématique de la forme démonstrative du plaisir n’est pas gage de plaisir « partagé » ni « partageable ».

Hors les plaisirs qui répondent à des désirs et non à des besoins, les plaisirs hors dépendance et addiction, hors passion tel que  l’émulation, la fierté, la confrontation au beau, au raisonnement, la stimulation intellectuelle, sociale, le plaisir d’appartenance, de communication, de communion, d’argumentation, le sentiment de réalisation sont  tout autant de plaisirs passant par d’autres formes d’expression que des hystéries « spectaculaires » et marchandables et sont de façon adaptée tout autant abordable par le chien à partir du moment où on lui reconnait une capacité à la sensibilité et une autonomie dans la façon de la vivre.

L’appauvrissement de la notion de plaisir, sa réduction à celle d’intérêt et d’utilité, ne servent qu’à justifier l’organisation de mise sous dépendance par l’utilisation de d’activités provoquant l’expression de ces hystérisations sous prétexte que le simulacre du plaisir est le plaisir. Raisonnement qui fonde l'organisation de nos rapports à partir de nos égoïsmes et de notre sens strategique poursuivant les satisfaire, d’un simplisme explicatif tautologique tellement pratique qu' Adam Smith et Ricardo y trouvent toutes les justifications d’un capitalisme libérateur, organisant les échanges du bon commerce apaisé, l’homme asservit l’homme non à ses désirs ou besoins mais à ses pulsions. Comme le chien pour certains.

Nos  besoins,  nous humains de se comparer, ne sont ils pas dûs au fait de ne pas se sentir égaux. Organiser l'inégalité n'est il pas organiser la compétition et le conflit, mettre de côté la complémentarité, la coopération émancipatrice et pourvoyeuse de plaisirs?

Provoquer nos jalousies, caresser nos  instincts les plus bas, du voyeurisme à la concupiscence, instaurer la dépendance, ne sont ils pas les artifices machiavéliques pour créer des besoins artificiels et frelatés construits sur des processus addictifs qui sous prétextes de flatter nos égoïsmes et nos égo, nous mettent le cerveau en jachère. Satisfaire nos « intérêts dits immédiats » et nous approvisionner en  excitation par le comblement de besoins frelatés et artificiels alimente dans l’idéal les distributeurs et producteurs de substances qui n'ont de séduction que leur côté artificiel et addictif. Des sodas à la cigarette, de l'organisation archétypal de la production à la distribution de drogue  et autres pompes  à transfert de bien inutiles, il faut être conscient que l'équilibre du système économique monétarisé n'est fondé que sur l'organisation et l'institutionalisation de nos addictions spoliatrices de notre libre arbitre et destructeur de notre autonomie.  Leur mise en oeuvre, de la nicotine au sucre en passant par tous les narco trafiques ne sont que la mise en oeuvre du marketing idéal cher à Procter et Gamble, Mac Kinsey et consort. Fondé sur la satisfaction des besoins captifs, comme les narco traffics qui soit dit en passant par le recyclage d'argent "sale" alimentent une économie souterraine d'investissements dans des secteurs tel le tourisme et autres biens de service, qui sont aussi un facteur de paix sociale, un facteur important de croissance et de régulation des dysfonctions économiques.

Pour le chien c'est pareil.  Organiser sa domination par le refus de le considérer apte à être autonome, le définir comme égoïste et piloté que par son intérêt souvent assimilé à la récompense par croquettes ou bonbons, l'essentialiser comme hiérarchique et conditionnable, le restreindre à n'être émotionnel qu'à travers des systèmes relationnels de faible complexité, lui dénier des capacités à être apte à raisonner, conséquentialiser, c'est en faire un addictif par destination et nous un dealer par abandon de la réflexion et de la raison.

les mecanismes du plaisir

Reprenons les mécanismes du plaisir à travers l’exemple de la drogue, de sa consommation et des mécanismes addictifs qui y sont en jeu.

D’après Alexandre STIPANOVICH. Ingénieur et Docteur en neuropharmacologie, Alexandre Stipanovich a travaillé sur l'impact de la cocaïne sur le cerveau, dans les universités de Yale et Rockefeller et publie dans Nature. D’après Comment la drogue drague votre cerveau pour vous rendre addict | Le Huffington Post LIFE

« Toutes les drogues d'abus (i.e. l'héroïne, la cocaïne, la marijuana, etc.) ont au moins un mécanisme en commun: elles augmentent la concentration de dopamine dans le cerveau. La dopamine est un neuro-modulateur qui permet d'anticiper la récompense.

Souvenez-vous de votre béguin au lycée. Elle - ou il prend d'habitude le bus 79 à un arrêt en amont du vôtre. Quand vous parvenez à votre arrêt, vous regardez la circulation qui arrive et distinguez le 62 qui s'approche. A ce moment, votre séquence mentale est: le 62 approche. Il est huit heure moins le quart, elle ou il devrait être dedans. Une chance. Ces pensées rapides, presque réflexes, sont générées par - ou avec - le relargage de dopamine. Cette dernière inondant une partie de votre cerveau, vous êtes à présent en train de prévoir, d'anticiper, et d'attendre, un moment excitant, potentiellement agréable.

Si, au moment où vous montez dans le bus vous apercevez effectivement votre crush (votre fiancé(e)), alors votre cerveau largue encore un peu de dopamine, mais moins que lorsque vous attendiez le bus. Ce second pic de dopamine consolide ainsi le pic initial. En revanche, si vous ne le ou la voyez pas dans le bus, alors une baisse du niveau de dopamine a lieu, comme si elle était retirée des espaces synaptiques. Dans ce cas, la valeur appétitive associée au signe 62 s'efface de votre esprit.

Un pic de dopamine signifie bien plus qu'une simple expérience de plaisir. C'est une phase d'apprentissage, durant laquelle nous attribuons une valeur émotionnelle aux objets qui nous entourent. Cela nous permet de rendre notre journée excitante, prometteuse, et réussie.

Quand quelqu'un prend de la drogue (par exemple de la cocaïne, ou les jeux de balles), il court-circuite ce système biologique pour aller "droit au but" : il/elle ressent le relargage de dopamine comme un agréable bain de plaisir, aiguisé par le fait qu'il/elle compte sur une récompense réelle qui ne vient jamais. Le plaisir intense n'est donc pas ici la conséquence d'une émotion ou d'une intuition, d'une prédiction, mais d'une simple activation physiologique. Pour filer la métaphore, vous n'attendez plus le bus, c'est vous dorénavant qui le conduisez. Votre béguin s'est transformé en fantôme. Votre recherche de désir est piégée dans une boucle folle, infinie.

La différence entre addiction et dépendance.

Effets des drogues sur les neurotransmetteurs (ge.ch), le site: lecerveau.mcgill.ca, puis aller dans "le plaisir et la douleur" etc..

La dépendance

Malgré leurs modes d’action très différents, toutes les drogues augmentent la libération de dopamine dans le cerveau. La récompense est une sensation positive, une sensation de plaisir que tout humain ressent de manière naturelle et innée lorsqu’il agit de manière bénéfique pour lui-même ou pour son espèce. Ainsi, par exemple, la consommation de nourriture induit du plaisir et assure la survie de l’individu, de même, l’acte sexuel permet d’assurer la continuité de l’espèce. Les drogues utilisent le même circuit, provoquant une sensation de plaisir temporaire, une fausse récompense qui n’est bénéfique ni pour l’individu, ni pour son espèce, et qui détruit l’équilibre de ce circuit. Plus la récompense est importante, plus l’organisme s’en souvient et plus il cherchera à répéter l’activité en question. Une forte augmentation de dopamine dans la synapse peut induire une diminution du nombre de récepteurs à dopamine dans la membrane postsynaptique (adaptation du système nerveux à l’excès de dopamine). En absence de drogue (sevrage), une quantité de dopamine redevenue normale ne sera plus suffisante pour créer une sensation de plaisir. Dans le cas où la drogue bloque le récepteur, la réponse peut au contraire être une augmentation du nombre de récepteurs pour rééquilibrer la situation. Lors du sevrage, les récepteurs ne captent plus suffisamment de dopamine pour créer une sensation de plaisir. On observe également chez les personnes dépendantes une anticipation du plaisir. En effet, lorsqu’on montre des photos évoquant la prise de drogues à un toxicomane ou à un ex-toxicomane, que ce soit des photos de la drogue utilisée ou du lieu où la prise s’effectuait, certaines zones du cerveau s’activent, Ces zones sont en fait le circuit de la récompense qui va donc stimuler les neurones dopaminergiques. Cette anticipation du plaisir va pousser les personnes dépendantes à consommer, ce qui nous indique à quel point la mémoire de l’environnement de la prise de drogue est ancrée dans l’inconscient des personnes dépendantes. Même si la personne veut arrêter de se droguer, une simple image, un simple souvenir peut pousser la personne à replonger.

Addictions sans substances, le cas particulier du jeu de balles

Le circuit de la récompense, activé artificiellement par les drogues, l’est aussi par tous les processus récompensant, autrement dit toutes les expériences agréables possibles. Les addictions sans substances (jeux d’argent, jeux vidéos, sexe, achats compulsifs, travail, téléphones portables, internet,…) sont caractérisées par une dérégulation du système de la récompense, non pas par l’apport régulier d’une substance exogène, mais par la répétition d’un comportement ayant des effets sur ce circuit. Tout comme les comportements d’addiction aux drogues, ils se caractérisent par :

Ø La perte de contrôle sur le comportement

Ø La place grandissante de la conduite addictive dans la vie, au détriment du reste

Ø La persistance du comportement même en cas de retombées négatives

Ø La période de sevrage en cas d’arrêt.

Pourquoi faire une analogie cocaïne, drogue d’abus, alcool et jeux de balle.

Aparté : Tous les produits et toutes les activités qui « peuvent » c’est-à-dire qui ont un risque de provoquer une  dépendance, ont la propriété  de faire croître sensiblement la quantité de dopamine disponible dans la zone du cerveau délimitant  les circuits de la récompense.

Le jeux de balle.

1° Phase: attente, fixation de la balle, 1° décharge de dopamine.

A partir de cette fixation se réalise un rétrécissement du champs visuel. Cette fixation servie par une attente, « un espoir » très fort de « décharge », la course effrénée sur la balle sans réflexion parce qu’uniquement réflexe par rapport à un déclencheur, (information pauvre), crée une incapacité à pouvoir se servir de sa vision périphérique en s’ouvrant au « monde ». Il en résulte un rétrécissement de la vision du monde, d’autant plus important que l’attente est grande ou d’autant plus importante que ce monde périphérique inquiète, est vécu comme porteur de stress et d’insécurité.

2° Phase: la balle est lancée, l’attente, l’espoir est satisfait, s’y additionne une phase consommatoire extrêmement  « vive » ,  avec une forte décharge d’excitant, équivalente à l’ingestion de la cocaïne et ses effets euphorisants. Par un raccourcis non naturel parce que extrêmement rapide, concentré dans le temps et répétitif, ce « jeu » stimule de façon excessive les circuits dopaminergiques,  accentuant la sensation d’excitation, de vigilance, de réactivité, qui font reculer par la répétition le seuil de satiété.

Dans le cerveau le mécanisme de stimulation lié à la cocaïne suit le même processus que celui lié à la vitesse. Son effet aboutit au rétrécissement du champs visuel et à subir  des stimulations stroboscopiques.  Leur effet combiné, que nous appellerons syndrome de  « spectre étroit »,  provoque un isolement renforcé  par la ligne de fuite poursuivie, ce qui déclenche une sur-stimulation des circuits dopaminergiques, équivalent  à l’effet de la cocaïne dans le cerveau.

Les manifestations comportementales prennent alors la forme d’extrême excitation, exubérance, demande, jappements, aboiements de sollicitation etc.

Les amphétamines et leurs dérivés, comme l’ecstasy, provoquent des augmentations immédiates et importantes de sérotonine dans la synapse en bloquant sa recapture, et dans une moindre mesure, ils augmentent également la dopamine.

Un très grand nombre d’antidépresseurs ainsi que l’alcool agissent directement ou indirectement sur la libération de la dopamine.

Le cannabis entraîne une faible libération de dopamine selon un mécanisme encore étudié et discuté. Les récepteurs cannabinoïdes sont présents en forte densité dans le système limbique (dans le noyau accumbens, dans le cervelet, l’hippocampe et le cortex).

La cocaïne agit en empêchant la recapture de la dopamine au niveau des synapses. Ce faisant, elle augmente la présence et donc l’effet de la dopamine au niveau du cerveau des émotions (système limbique).

L’héroïne est transformée dans le cerveau en morphine. Celle-ci se lie aux récepteurs opioïdes naturels (récepteurs aux endorphines). Elle stimule également le système de la dopamine, mais par un mécanisme indirect, en diminuant le contrôle des neurones GABA (inhibiteur) sur les neurones à dopamine.

La nicotine du tabac, comme toutes les autres substances induisant une dépendance, accroît la libération de dopamine par certains neurones. La nicotine imite l’action d’un neuromédiateur naturel, l’acétylcholine. Elle se lie aux récepteurs nicotiniques dans le cerveau. La nicotine facilite également la libération des endorphines, ce qui expliquerait en partie son effet antalgique (anti-douleur)

Petit tableau des différentes substances addictives et de leur conséquences :

Les facteurs renforçant les risques d’addiction et de dépendances :

Sept groupes de facteurs non biologiques : culturels, sociaux, situationnels, ritualistiques, développementaux, de personnalité et cognitifs.

- facteurs culturels : ensemble des interprétations des effets d’une substance (ou d’une stimulation) qui sont propres à une culture donnée et qui influencent en retour le potentiel addictif de la substance (ou de la stimulation)

- facteurs sociaux : une substance psycho-active est étroitement reliée au groupe social et de pairs auquel appartient la personne : initiation (ados), reconnaître et anticiper les effets de la drogue

- facteurs situationnels : la situation (stress) dans laquelle se trouve la personne ou le chien. Dans un monde de « bruit » il existe un environnement propice. La question est que le chien ne joue qu’à une balle qu’on lui lance. Pourquoi lui lance t on la balle comme un « idiot » à moins que soi même nous n’ayons des troubles psycho sociaux.

- facteur ritualistiques : ambiance, gestes, actions, sensations…qui forment le rituel de la consommation, on fait comme tout le monde. Réseaux sociaux, télévision et perte du sens critique par peur de ne plus faire partie du circuit de récompense qui nous esclavagise et nous assujettie à une hiérarchie et à une subordination matérielle, sociale, consumériste…etc   (overdoses par absence de rituel, préadaptation neuronale, tolérance à recevoir la substance

- facteurs développementaux : phénomènes de maturation, acceptation du rôle d’adulte, accessibilité, solutions alternatives moins coûteuses, moindre coût adaptatif, abandon de son libre arbitre, autonomie dévalorisée etc.

- facteurs de personnalité : vulnérabilité aux addictions - explication personnaliste : réponse à une problématique d’ordre narcissique. Ado : baisse de l’estime et de la réalisation de soi, incompétence apprise, passivité, relations de dépendance, désir de satisfactions immédiates, sentiments de stress habituels élevés. Notion de « personnalité limite addictive ».

- thèse environnementaliste : les co-addictions, économie narcissique familiale, étayages mutuels, culture groupale plutôt que personnalités composant le groupe, réponse-solution aux enjeux narcissiques présents dans tous types de personnalités9

- facteurs cognitifs : croyances et attentes à propos de l’effet des drogues qui influencent en retour les réactions physiologiques et psychologiques à la substance (effet placebo : cuites sèches, morphine thérapeutique, besoin irrépressible, manque ou tolérance, rechutes…)

Les substituts aux conduites de plaisirs faux et addictifs

 

Toutes les expériences d’interactions sociales complexes, mettant en exergue la relation, le faire ensemble, le produire ensemble.

Toutes les expériences de contact, caresses, câlins.

Toutes les expériences de raisonnement, d’élaboration.

Toutes les expériences de dialogues, de partages.

Toutes les expériences d’argumentation aboutissant à un partage et une négociation d’intention etc.

Toutes les expériences de contes, d’histoires, qui nous entraînent dans des mondes étranges et mystérieux

On mettra de côté le sexe non parce que cela nous fait peur mais parce que cela n’a pas lieu d’être hors le champs de l’intime.

ANNEXE:

psychologie-positive/les-hormones-du-bonheur/

dopamine solution rire

Endorphine : bien-être

 Cette hormone est bien connue de tous les sportifs (et des rieurs également !) car elle provoque un sentiment de calme, de bien-être voire d’euphorie, tout en réduisant le stress et l’anxiété. Elle a également un effet antalgique important.

Dopamine : plaisir et action 

La sécrétion de dopamine est provoquée par des situations évaluées comme agréables par notre cerveau et génère un sentiment de plaisir (ce que l’on ressent lorsqu’on mange un morceau de chocolat ou qu’on gagne à un jeu, par exemple).

Le plaisir alors ressenti devient un formidable encouragement à l’action pour atteindre nos objectifs et créer à nouveau cette sensation (d’où un risque de dépendance à la dopamine).

La dopamine nous donne alors envie de faire, d’expérimenter et de relever des défis.

Sérotonine : régulateur de notre humeur

La sérotonine est bien connue pour être impliquée dans les phénomènes de dépression.

Elle est produite lorsque nous nous sentons reconnus à notre juste valeur, lorsque notre estime de nous-même est bonne. Elle nous fait sentir serein et optimiste alors qu’un manque de sérotonine favorise irritabilité et impulsivité.

Comme l’endorphine, la sécrétion de sérotonine est facilitée par l’activité physique. De plus, l’exposition au soleil favorise également un taux satisfaisant de sérotonine.

Ocytocine : l’hormone sociale

L’ocytocine joue un rôle clé dans nos relations sociales.

calin solution rire

En effet, elle est produite lors de relations sociales positives (par exemple : un câlin, des compliments reçus ou donnés, lorsque nous faisons ou recevons un cadeau…).

Elle crée en nous un sentiment d’intimité et de confiance qui facilite en retour les interactions sociales et les comportements de type altruiste ou coopératifs.

Conseil : Autorisez vous des purs moments de tendresse. Prenez dans les bras votre partenaire, vos enfants ou vos animaux. En suivra un véritable shoot d’ocytocine qui vous rendra encore plus apte à entrer en relation avec autrui !  http://www.solution-rire.fr/psychologie-positive/les-hormones-du-bonheur/

[1] en psychologie, phénomène de disparition ou réduction très importante des défenses face à un événement ou une situation exceptionnelle

 

SAMEDI DIMANCHE 9H15 ON PLANERA TOUT EN FAISANT LES HYDRAVIONS A LA SALIE SUD.

BALADES DU 26 ET 27 JUIN DITES BALADES DES SENSIBLES ET DES ATRABILAIRES

MES CHERS TOUS, TOUTES, TOUTOUTTES, SOUPES AU LAIT, LAIT D'ANESSE, TÊTE DE MULE, MULE DE PIED, MULLE D'EAU, ROUGET BARBET, SOLE MEUNIERE, 

 

6° La communication émotionnelle


Le chien comme l’homme est un animal émotionnel, c’est à dire qu’il ressent et qu’il exprime des émotions. Les émotions sont les ponctuations, le souffle du récit et seules, elles en donnent le sens et la valeur. Au-delà des mots ce sont les émotions produites à partir des définitions et des représentations que l’on y rattache, de la définition à laquelle on se réfère suivant le contexte dans lequel on les utilise, qui donneront le sens « vrai » pour soi puis pour son interlocuteur de ce que l’on communique.  Sans émotions émises, pas de structure informationnelle du message et hors structure informationnelle préexistante à celui-ci, pas de clarté. On ne produit alors que du bruit qui nous incommode, indispose et nous angoisse .

La structure informationnelle est la structure élémentaire qui définit la différence entre information et bruit. C’est à partir de la ponctuation émotionnelle du ou des phonèmes émis dont les mots prononcés sont un type d’assemblage que se dessinera l’ébauche du monde au sein duquel on aura à construire notre ou la décision partagée.

La communication émotionnelle est donc après la guidance, le chaud/le froid qui exprimés nous permet de guider vers la source ou l'objectif recherché,  le deuxième niveau de communication. C'est la deuxième rangée de briques élémentaires qui nous permet de participer à l’élaboration du monde qui nous entoure et de définir l’évènement qui y surgit. La communication émotionnelle, c’est à dire les tons, les formes du visage et les postures sont des universaux sémiologiques hors culture. C’est ainsi que tous on arrive à ressentir ce qui s’exprime par l'expression de la joie, de l'étonnement, la surprise etc.que l'on lit sur les visages et les postures de ceux qui nous entourent. ( psychologie clinique). 

Les mots ne sont que des schèmes au sens volatil qui ne le prennent que suivant le contexte de leur utilisation et la charge émotionnelle dont on les affuble et que celle-ci transporte. Par exemple le mot Ferrari qui pour certains correspond à un objet d’art, un symbole de puissance, un risque de délinquance de la route, un symbole de domination ou de bien mal acquis, etc. ne prend sens que par le contexte d’utilisation et par la « charge émotionnelle » qui l’accompagne.  

Doucement en est un autre exemple. Utilisé pour rétablir l’ordre, vociféré, il perd de sa capacité d'apaisement, de douceur pour acquérir une force disruptive accompagnée de menace ce qui le plus souvent vainement ne donne aucun effet par abandon. 

L’émotion exprimée en se donnant un sens partageable est le rendue discutable, puis négociable. Quels en sont l’accompagnement ? Le mépris, l’envie, la concupiscence, la fierté, le dégoût etc.  

Ceci implique que nous ayons non seulement la capacité à ressentir mais surtout d' exprimer ce ressenti afin de pouvoir le transmettre. Si ceci est vrai pour nous pour le chien çà l'est aussi. 

Cette capacité d'expression nécessaire  va servir à définir les 4 niveaux de communication et contribuer à leur mise en oeuvre.Ces quatre niveaux sont, la guidance, la communication émotionnelle, le sentiment  et le dernier, la communication projet de vie et de conscience.   

 

La construction
 

A partir du classement des émotions, la problématique sera de les exprimer afin de pouvoir partager des représentations communes aux évènements émergeants. Nous allons aborder ces deux problématiques.

 

1° La catégorisation  des émotions
 

Elle peut se faire à travers la dichotomie positive/négative,  tel que la joie et la tristesse, la peur/l’audace, le dégoût/la gourmandise, la colère/la douceur, etc. Pour des raisons d’exhaustivité et de praticité, nous retiendrons la modélisation de Robert Plutchik, comme la plus illustrative et la plus facile à  exploiter pour envisager une cartographie la plus complète possible de ce que l’on nomme émotion.  

La clarté du modèle multidimensionnel de Plutchik permet, partant d’émotions de bases, d’en élargir le cercle à celles qu’il définit comme secondaires et tertiaires par atténuation d’intensité et ainsi d’en enrichir les dénominations et les définitions associées.

Plutchik identifie d’abord 8 émotions dites encore de base ou fondamentales ou que l’on qualifiera de phénoménologiques de par leur universalité et la netteté de leur ressenti. Constituant une rosace de 4 dyades, Extase-chagrin, rage-terreur, aversion-admiration, vigilance-étonnement, elles s’opposent et s’équilibrent au sommet de leur jonction.

Elles fonctionnent suivant la logique de paires opposées.

·        la joie — la tristesse

·        la peur — la colère

·        le dégoût — la confiance

·        la surprise — l’anticipation

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Puis est engendré   un deuxième cercle d’émotions moins franches ou vives qui seront la songerie, l’ennui, la contrariété, l’intérêt, la sérénité, l’acceptation, l’appréhension, la distraction qui prolongent les axes définis précédemment

1.     LA RAGE >> la colère >> la contrariété 

2.     L’EXTASE>> la joie >> sérénité

3.     LE CHAGRIN>> la tristesse >> songerie

4.     L’ADMIRATION>> la confiance >> acceptation

5.     L’AVERSION >> le dégoût >> ennui

6.     LA TERREUR>> la peur>> appréhension

7.     LA VIGILANCE>> l’anticipation >> intérêt

8.     L’ETONNEMENT>> la surprise >> distraction

 

Chacune ont une fonction correspondant à des activités phénoménologiques : celles qui fondent l’agir en situation et qui forment la matrice de la coordination mutuelle. Celles-ci sont le moteur de la vitalité. Elles remplissent le champs des utilités dévolues aux activités que tout élément vivant remplit en situation.

La  protection
La destruction
La reproduction
La réintégration
L’incorporation
Le rejet
L’exploration
L’orientation
 

Ceci s’inscrit sur la re-visitation du paradigme souverain/ souterrain, suggéré par Edgar Morin, consistant dans l’opposition sujet/objet, décliné suivant 7 occurrences

Sujet>>> Objet
Ame>>>Corps
Esprit>>>Matière
Qualité>>>Quantité
Finalité>>>Causalité
Sentiment>>>Raison
Liberté>>>Déterminisme
Existence>>>Essence
 

Leur mise en oeuvre à partir du cercle des émotions
 
Les émotions de base peuvent s’exprimer à divers degrés d’intensité et se combiner l’une à l’autre dans le dégradé que leur confère leur zone de contiguïté.  Le camaïeu qui en découle détermine  l’expression et le ressenti. Ainsi l’amour, l’agressivité, la douceur, le mépris, la soumission, l’optimisme, le remords, la fierté, etc. forment la cartographie complexe du paysage de nos humeurs .

 

Leur mise en pratique ne passe qu’à travers leur expression. Si nous les ressentons tous, nous les exprimons avec plus ou moins d’intensité, de finesse, de délicatesse. Leur physionomie répond à un universalisme de forme conférant au visage et aux postures à la plasticité expressive, le rôle de « sémaphore universel » de l’expression du sens. Cela  se matérialisera à travers des marqueurs qui varieront de très faible à plus forte intensité jusqu’à leur hystérisation. Leurs figures seront tout de même reconnues par tous grâce à un encodage ontogénique. L’expression sur le visage et la figure liée aux émotions de bien ou de mal être sont universellement distinguées au même titre que celle de la queue du chien qui exprime des sentiments de joie et de plaisir par son agitation plus ou moins frénétique sont reconnus par tous.  

Ressentir ce que l’autre ressent grâce à ces qualités d’empathie,  la reconnaissance de ce que l’autre éprouve, ne peut se mettre en œuvre qu’à partir non pas du ressenti de l’émotion mais de son expression. «Se mettre à la place d’autrui »  ne peut se faire que si l'on arrive à lire ce que l'autre ressent. C'est cela qui renforce  nos capacités de « tolérance sociale », d’acceptation de l’autre au-delà des apparences, de coopération, de maternage et d’entraide. c'est notre capacité à "lire" l'autre lorsqu'il "s'exprime". Le chien les a. Envers ses congénères lorsque le sentiment d’appartenance au groupe existe, mais aussi envers les humains.

Leur mise en œuvre.
 
La mise en œuvre de l’expression de nos émotions ressenties , des sentiments ainsi que la véhémence, l’assertion, la confiance dans les moyens d’un projet accompagneront leur expression et en donneront le sens.

L’expression pour qu’elle soit « informative » et donc « significative » doit obligatoirement être accompagnée de « l’émotion visible » ou lisible sur le visage et cela de façon cohérente. Souhaiter un joyeux anniversaire en faisant une gueule d’enterrement tue le caractère enjoué et joyeux du message et on ne parle pas du côté affectif et affecté qui annonce plus une maladie incurable que la consécration d’une affection joyeuse et amicale. On voit bien dans cette phrase que l’utilisation du mot va avoir de par le contexte et la proxémie dans laquelle il se trouve une influence pour donner sens à l’exprimé.  Le mot déclenche aussi de l’expression. Il faut donc l’utiliser dans toute sa richesse et le complexifier en l’accompagnant d’autres mots, former des phrases entières, permettant de commenter l’invitation à l’action puis l’action en elle-même pour ancrer certains schèmes à leur action propre pour donner sens et capacité de lecture. 

 

Les combinaisons d’émotions  illustrent par le ressenti  la complexité des sentiments. Prenons par exemple le remord qui est : le tourment moral causé par la conscience d'avoir mal agi ou le sentiment de contrariété, de désagrément éprouvé par la conscience. Ce sont ces combinaisons qui nous ouvrent le champs des questionnements « humains » tel que la conscience, l’éthique, la morale, la prise en charge de l’autre, l’enjeu de nos vies et leur but. 

Plutchik a défini des paires (dyades) qu’ils nomment primaires, secondaires et tertiaires qui se définissent ainsi :

·        primaires (combinaisons de deux émotions de base adjacentes)

·        secondaires (combinaisons d’émotions de base voisines à une émotion près)

·        tertiaires (combinaisons d’émotions de base voisines à deux émotions près)

Paires primaires

Résultats

Paires secondaires

Résultats

Paires tertiaires

Résultats

Joie et confiance

Amour

Joie et crainte

Culpabilité

Joie et surprise

Ravissement

Confiance et peur

Soumission

Confiance et surprise

Curiosité

Confiance et tristesse

Sentimentalité

Peur et surprise

Crainte

Peur et tristesse

Désespoir

Peur et dégoût

Honte

Surprise et tristesse

Désappointement

Surprise et dégoût

 Révulsion

Surprise et colère

Indignation

Tristesse et dégoût

Remords

Tristesse et colère

Envie

Tristesse et anticipation

Pessimisme

Dégoût et colère

Mépris

Dégoût et anticipation

Cynisme

Dégoût et joie

Morbidité

Colère et anticipation

Agressivité

Colère et joie

Fierté

Colère et confiance

Domination

Anticipation et joie

Optimisme

Anticipation et confiance

Fatalisme

Anticipation et peur

Anxiété

 

La mise en œuvre de leur expression
 

On arrive ainsi à la « nécessité » d’exprimer, de montrer,  pour donner sens à ce que l’on partage avec autrui. D’autant plus qu’apriori nous avons le vocabulaire universel de leur reconnaissance que cela soit chez le chien comme chez l’humain et que sans l’utilisation de ce vocabulaire, pas de prosodie, pas de phonologie signifiante, pas d’association d’idée et de partage de sens négocié suivant les circonstances. Sans intonation,  pas de mémorisation, pas de validation de nos compréhensions construites par nos associations d’idées et pas d’ancrage mémoriel.

 

Quelques définitions: 

Phonologie : Science qui étudie les sons du langage du point de vue de leur fonction dans le système de communication linguistique

Syntaxique : Ensemble de relations, de combinaisons de signes entre eux. Relatif aux relations entre unités linguistiques, aux règles qui les régissent.

Système syntaxique. Système de règles formelles caractérisant un langage sans que soit fait référence à la signification ni aux usages 7

Lexical : relatif au vocabulaire, au lexique

Sémantique :  langues considérées du point de vue de la signification; théorie tentant de rendre compte des structures et des phénomènes de la signification dans une langue ou dans le langage.

Étude (et théorie) d'un système de signification quel qu'il soit. Étude générale de la signification des signes conçue comme une relation entre les signes et leurs référents.

Prosodie :  Prononciation correcte et régulière des mots selon l'accent et la quantité des syllabes. Segmentation de la chaîne parlée selon des traits relevant habituellement de la phonématique mais qui affectent des unités plus étendues que le son minimal.

Mise en oeuvre

Imaginons un chien ayant toujours la queue immobilisée en position haute. Ce que l’on appelle une stéréotypie émotionnelle et que les aficionados des races nordiques pensent être un signe distinctif de la race. Nous avons à faire à un chien difficilement compréhensible et interprétable que les mêmes aficionados et leurs soignants au stéthoscope psychologique et au scalpel lobotomisant définiront avec un petit air de fierté de chien plus originel que d’autres, dominant, c’est-à-dire plus proche du sauvage et du loup d'origine. Il en serait de même si nous avions le visage figé dans un sourire si ce n'est clownesque tout du moins très inquiétant par sa permanence. 

La plasticité de nos expressions participent à leur compréhension par le renforcement de leur  signification. 

Pourtant lorsqu’on tend l’oreille et que l’on regarde la mise œuvre de leur expression, on assite la plupart du temps à l’émergence d’un brouhaha, l’éructation de sons qui forment le bruit vide de capacités informationnelles car vide ou chargé de signes émotionnels paradoxaux, hystérisés  ou incohérents dans le contexte et la situation qui s’y vit. Cette perte sèche de signifiant de notre communication expressive prend sa source dans notre peur névrotique de ne pas être pris au sérieux, de ne pas être entendu ou pris en compte ce qui inhibe nos expressions émotionnelles. 

Le mécanisme de l’inhibition de l’expression émotionnelle a été découvert par Gregory Batteson sous le vocable de « double blind » ou « double contrainte ». Son mécanisme est simple à comprendre et universel. Il se déclenche lors d’épisode de contact entre le bébé et sa mère. Le bébé court et se précipite dans les bras de sa mère ce qui est un geste d’amour pur. Sa tête qu’il ne maîtrise pas heurte alors le visage de sa mère et le cogne violemment. La mère ressentant une douleur vive, crie et repousse son bébé. « 1° contrainte dont la forme est je t’aime, tu es ma mère mais tu me repousses ». C’est alors que le bébé pleure. Et à ce moment la mère le fâche et lui reproche de pleurer alors que c’est elle qui a eu mal. « 2° contrainte dont la logique est de la part de la mère, non seulement tu me fais mal mais en plus tu ne m’aimes pas puisque tu cries ». Ce mécanisme répété va mettre en place les inhibitions de l’expression des sentiments et des émotions. Sa logique est, pas la peine de les exprimer puisque non seulement elles seront mal interprétées mais de plus elles lui seront reprochées. Finalement perte de confiance dans sa communication et érosion de son estime de soi. On ne se reconnait plus écoutable.

Communiquer : apprendre

Hors pour communiquer ce que l’on ressent, pour envoyer les bons signaux qui détermineront et contextualiseront la situation, encore faut-il s’exprimer émotionnellement, dans toutes les familles, leurs nuances et toutes leurs intensités.

Pour interpréter son environnement, faut-il s’être constitué une base de données la plus complète possible des expressions émotionnelles humaines et canines.

Pour cela il est nécessaire de s’exprimer hors souvent l’humain en est incapable. Un bon exercice est alors de conter des histoire comme lorsqu’on endort ses enfants. Raconter permet de mettre en scène une expression jouée, forcée pour être lisible.

C’est pour cela que nous  préconisons de commenter les expériences du chiot avec des phrases complètes. Tout aussi important en tant qu'apprentissage à l'expression et à la lecture des émotions, raconter des contes, des histoires au chiot comme on en raconte à des enfants. Cela a le mérite de permettre des expressions émotionnelles qui seront sous couvert d’être jouées, bien plus clairement et significativement exprimées. C’est encore mieux si il en est le héros !!!!

SAMEDI ET DIMANCHE SALIE SUD 9-45 ON BRAILLERA ET ATTENTION SI ON COMPREND RIEN!!!!